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La réelle histoire de Bou Hmara
Publié dans MarocHebdo le 14 - 05 - 2014


Jilali Azzarhouni, alias Bou Hmara est né en 1865 à Zerhoun et était exécuté le 13 septembre 1909 à l'âge de 44. Il est regrettable que les écrits soient rares traitant le soulèvement de Bou Hmara. Cette insurrection avait éclaté contre le Makhzen sous le règne de Sultan My Abdelaziz durant sept ans de 1902 à 1909. Pour ce faire, le rougui prétendait être My M'hamed fils ainé du sultan My Hassan 1er à qui le monarque My Abdelaziz avait soi-disant usurpé le pouvoir grâce à l'appui du chambellan Ahmed Ben Moussa alias Ba Ahmed (1884-1908). Je juge utile d'indiquer que l'intéressé est surnommé Bou Hmara (Homme à l'ânesse) parce qu'il montait à dos d'une ânesse. Bou Hmara, sous couvert de la dynastie alaouite, s'était présenté aux tribus qui l'avaient soutenu et proclamé sultan à Taza après les avoir convaincus de ses idées par les reproches et griefs qu'il fait au monarque et à son makhzen. Iconoclaste, il outragea le pouvoir établi en mobilisant contre le régime les ressources financières et le matériel militaire. Bou Hmara fonda son siège à Salouan Kasba, une mystérieuse forteresse crée par le sultan My Ismaïl en 1680. Néanmoins, sous le règne du sultan My Abdelhafid, Bou Hmara a été capturé, enfermé dans une cage tel un animal féroce et exposé dans une grande place à la curiosité des habitations de Fès. Contrairement à une idée tenace qui veut que Bou Hmara ait été jeté aux lions, j'endosse sans hésitation que le rebelle fut sans doute exécuté pour usurpation de pouvoir le lundi 13 septembre 1909 par balles de la main du caïd Mennou. Il fut enterré eu secret dans une fosse inconnue, selon Abdelwahad Ben Mansour, historiographie du Maroc. A première vue, ce plan de Bou Hmara pour la prise du pouvoir paraît stupide et irraisonné à l'instar du coup d'Etat du général félon Madbouh et du colonel Ababou le 10 juillet 1970 à Skhirat, en provoquant un carnage inouï au détriment des Marocains. Vu la haute trahison et le crime de lèse-majesté, je pense fermement qu'une science sans conscience est une ruine qui mène à l'anarchie. Pour preuve, ces exemples à méditer doivent être cités pour que le Maroc ne soit plus jamais victime de pareille injure à son régime. Quant au général félon Oufkir, il méritait amplement la peine capitale suite à la tentative du coup d'Etat contre le Roi Hassan II en 1972 au grand dam du Maroc. Bou Hmara, Madbouh et Oufkir ayant commis ce qu'on pourrait appeler « l'Erreur de la Bête », la légitimité de la dynastie alaouite n'était jamais mise en cause et la dissidence même du Pacha Glaoui en 1953, tout en visant la personne du Roi Mohammed V se gardait de porter atteinte à la légitimité de la royauté du royaume du Maroc. Cet article de mon credo que je soumets aux lecteurs, est un résumé succinct au sujet de l'état d'esprit de l'époque remontant à 100 ans (1909-2009). Toutefois, dans cent ans, Bou Hmara sera toujours bon pour la petite histoire comme aujourd'hui. Ali Alaoui-Salé