DR ‹ › Trois jours après la conclusion du premier cycle de discussions sur le Sahara occidental, qui s'est tenu les 8 et 9 février à l'ambassade des Etats-Unis à Madrid, l'Algérie a sollicité l'appui de la Russie pour échapper aux pressions exercées par l'administration Trump. En poste depuis octobre, l'ambassadeur d'Algérie à Moscou, Toufik Djouama, a demandé une rencontre avec les autorités russes. Ce jeudi 12 février, il a été reçu par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexander Alimov. Selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères, la question du Sahara a été au cœur des discussions. À travers cette démarche, Alger cherche à obtenir le soutien de Moscou en vue des prochaines étapes des négociations, après avoir été poussée par Washington à participer aux discussions et à accepter une feuille de route basée sur l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc. Ce recours à la Russie s'inscrit dans la continuité des consultations menées avant l'adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU, le 31 octobre. Malgré plusieurs réunions entre l'ambassadeur algérien et de hauts responsables russes, ainsi que deux appels téléphoniques entre le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et son homologue russe Sergueï Lavrov, Moscou n'avait finalement pas opposé son veto au projet de résolution présenté par les Etats-Unis.