Le Maroc se classe au 6ème rang mondial dans l'Indice de Performance en matière de Changement Climatique 2026, demeurant le leader en Afrique grâce à des politiques climatiques solides, de faibles émissions et une utilisation efficace de l'énergie. Toutefois, le rapport avertit qu'un ralentissement dans le domaine des énergies renouvelables pourrait compromettre les ambitions climatiques à long terme du pays. Le Maroc s'est hissé à la 6e place mondiale dans l'Indice de Performance en matière de Changement Climatique (CCPI) pour 2026, consolidant ainsi sa position parmi les nations les plus engagées dans la lutte contre le changement climatique. Avec un score total de 70,75 points, le royaume se maintient en tête en Afrique et dans le monde arabe, surpassant même de nombreuses économies avancées. Le Maroc a progressé de deux places cette année, se classant juste devant le Chili mais derrière le Royaume-Uni, cinquième, et le Danemark, quatrième ; les 3 premières places étant vides. Le rapport attribue cette performance notable à de faibles émissions de gaz à effet de serre, une utilisation efficace de l'énergie et des politiques climatiques nationales robustes. Des scores élevés dans les indicateurs clés du climat Selon le CCPI, le Maroc obtient des scores «élevés» dans trois des quatre catégories évaluées : émissions de gaz à effet de serre, utilisation de l'énergie et politique climatique, se classant respectivement 6e, 8e et 6e au niveau mondial. Seule la catégorie des énergies renouvelables affiche un score plus modeste, plaçant le pays à la 46e place mondiale. Le rapport souligne que le Maroc n'est pas «fortement engagé dans l'extraction de combustibles fossiles» et que sa trajectoire d'émissions reste globalement alignée avec l'Accord de Paris, renforçant sa réputation de leader climatique dans le Sud global. L'indice met également en lumière la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) actualisée du Maroc, soumise en octobre 2025, qui renforce ses engagements climatiques à long terme. La CDN révisée vise une réduction des émissions de 35 % d'ici 2035 par rapport au scénario de statu quo, avec une réduction inconditionnelle de 21,6 %, et confirme l'intention du pays d'éliminer le charbon d'ici 2040, une mesure largement saluée par les experts climatiques. Les experts saluent les progrès, appellent à accélérer les renouvelables Malgré cette performance impressionnante, les experts nationaux du CCPI soulignent des obstacles structurels qui pourraient freiner les progrès du Maroc s'ils ne sont pas résolus. Ils louent les efforts globaux du royaume mais insistent sur le fait que «le Maroc devrait adopter un paquet de mesures de transition fossile aligné sur Paris, mettre en place des incitations pour l'implication citoyenne et accélérer son expansion des énergies renouvelables». Le rapport identifie plusieurs défis dans le secteur des énergies renouvelables, notamment des retards dans la mise en œuvre des projets solaires et éoliens, des litiges juridiques et procéduraux qui ont bloqué de nouvelles installations, le besoin d'un réseau électrique plus flexible et modernisé, l'absence d'une feuille de route nationale pour les biocarburants et le biométhane, et des programmes insuffisants permettant aux citoyens de participer directement à la production d'énergie renouvelable. Tout en saluant des réalisations pionnières comme le complexe solaire Noor Ouarzazate, le CCPI avertit que le rythme de déploiement des renouvelables reste trop lent pour atteindre les ambitions climatiques à long terme du pays. Les experts recommandent d'accélérer les appels d'offres, de clarifier les choix technologiques pour les futurs projets énergétiques, et de soutenir les industries renouvelables domestiques afin de s'assurer que le Maroc maintienne sa position de leader et réalise une transition énergétique réussie.