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Les réponses du chef du gouvernement : des plats réchauffés et des promesses répétées !
Publié dans Albayane le 11 - 06 - 2024

Le PPS rappelle au Parlement les échecs du gouvernement
M'Barek Tafsi
Profitant du passage du Chef du gouvernement au Parlement, lundi 10 juin, pour répondre à la question centrale de la séance des questions orales à la Chambre des représentants relative à la « stimulation de l'investissement et au dynamisme de l'emploi », la députée Mariem OUHASSATE, membre du groupe parlementaire du Parti du Progrès et du Socialisme a réaffirmé la volonté du parti et de son groupe parlementaire à jouer pleinement leurs rôles constitutionnel et politique en tant qu'opposition, de manière responsable et dans le plein respect des institutions, loin de toute méthode inappropriée envers des partis ou des personnes.
Commentant la réponse du Chef du gouvernement, qui a évoqué de nouveau la période post-covid, la sécheresse et la guerre entre la Russie et l'Ukraine pour justifier l'augmentation sans précédent du taux de chômage et la baisse des investissements étrangers, la députée a souligné que l'Exécutif a en fait échoué lamentablement en la matière.
Les 200 000 emplois promis... et ce sont au moins 261 000 postes perdus.. !
C'est en milieu rural que les pertes d'emploi les plus importantes ont été enregistrées car la sécheresse a tout détruit et qu'un barrage est à sec, a indiqué le Chef du gouvernement.
Il a annoncé aussi que le meilleur est à venir, puisque la priorité sera donnée à la création de l'emploi durant le reste du mandat.
Citant pour sa part le HCP, la députée OUHASSATE a rappelé que le gouvernement a certes promis de créer un million d'emplois en cinq ans, mais l'économie nationale a perdu entre 261 000 et 435 000 emplois au cours de la première moitié de son mandat.
Quant aux investissements directs étrangers, ils ont chuté de 53 % en 2023 et plus de 27 000 entreprises ont fait faillite. Le taux de chômage a atteint un taux record de 13,7 % dans l'ensemble et de 36 % chez les jeunes, le nombre de jeunes en dehors des espaces de travail, de formation et d'éducation a bondi à 4,3 millions et le taux de participation des femmes au marché du travail est tombé à 18,3 %.
Selon la députée, le gouvernement n'a pas le droit d'expliquer cette situation préoccupante par la seule sécheresse, dont ont souffert tous les gouvernements précédents, sachant que l'efficacité de toute politique agricole se mesure à la manière de garantir au monde rural la résilience requise dans un contexte de sécheresse. Cela signifie, a-t-elle dit, que les choix agricoles actuels n'ont réussi qu'au niveau de l'export au profit des grands agriculteurs et au détriment du développement du monde rural, des petits agriculteurs et des travailleurs agricoles nécessiteux. Ces choix n'ont pas réussi en un mot à permettre au pays de réaliser sa souveraineté alimentaire, a-t-elle martelé.
La vérité, selon elle, est que la situation des investissements et de l'emploi constitue un argument irréfutable de l'échec du gouvernement dans ses approches économiques, lui qui s'est engagé à réaliser un taux de croissance de 4 %, qui oscille, depuis et à présent, entre 1 % et 3 %.
Elle a rappelé de même que le gouvernement ne peut pas non plus nier son incapacité à réaliser des progrès pour que l'investissement privé représente les deux tiers de l'investissement national brut. Le gouvernement ne s'est pas non plus engagé à élaborer le contrat d'investissement national.
S'agissant des projets approuvés par la commission nationale des investissements, le gouvernement ne dit pas s'ils ont été tous effectivement réalisés, ou s'il ne s'agit que d'une obsession par l'effet d'annonce, sans perdre de vue la faible rentabilité de ces projets annoncés en termes d'emploi.
Les faiblesses de l'approche politique gouvernementale
La députée a par ailleurs souligné que le recours du gouvernement à des bureaux d'études pour traiter le dossier du chômage est déroutant. Ce recours illustre la faiblesse des approches politiques, a-t-elle estimé.
Le gouvernement a également créé de grandes attentes chez des dizaines de milliers de jeunes, qui ont ensuite subi de grandes déceptions. Il a lancé des programmes précaires comme Forssa : sur 302 000 demandes, le gouvernement n'a pu financer en deux ans que 21 213 projets, avec un taux de satisfaction inférieur à 7 %, tandis que le reste, soit 93% de demandes ont été complètement rejetées par le gouvernement.
Oui, un effort a été fait au niveau de la réforme des centres régionaux d'investissement, a-t-elle reconnu, mais cette réforme ne doit pas se limiter aux seuls volets législatif et réglementaire, elle doit porter aussi sur l'amélioration des pratiques réelles en la matière, afin de faire des investisseurs et des porteurs de projets des interlocuteurs institutionnels forts, efficaces et unifiés, a-t-elle expliqué. Sans oublier bien sûr la problématique du foncier qu'il faut résoudre pour attirer l'investissement. Il est également nécessaire d'œuvrer pour l'amélioration du traitement des dossiers par l'administration et la justice, car les entreprises souffrent aujourd'hui non seulement de difficultés économiques et financières, mais aussi d'obstacles administratifs pour obtenir les différentes autorisations dont elles ont besoin.
Elle a également rappelé que son groupe considère que la nouvelle charte d'investissement est une initiative positive qu'il soutient et qu'il s'interroge à présent au sujet des raisons du retard qu'elle enregistre dans la sortie et la mise en œuvre du système de soutien spécial destiné aux très petites, petites et moyennes entreprises.
Oui, il est bon d'adopter une charte de l'investissement et d'approuver une subvention territoriale de 10 % du montant de l'investissement éligible au soutien pour 36 provinces et de 15 % pour 24 provinces.
Cependant, a-t-elle dit, son groupe s'interroge au sujet des critères, qui ont été retenus dans la classification des provinces, puisque des provinces comme Boulemane, Béni Mellal, Khénifra et d'autres, compte tenu de leurs indicateurs de détérioration économique et sociale, il était logique de les classer parmi les provinces bénéficiaires des taux de soutien les plus élevés et non les plus faibles.
Au niveau de l'investissement public, le groupe parlementaire du PPS a enregistré positivement l'allocation du gouvernement de 335 milliards de dirhams comme investissement public global. Dans le même temps, il est urgent pour le gouvernement d'assurer la mise en œuvre effective de cet investissement public, d'assurer sa rentabilité économique et sociale et de le répartir équitablement sur le plan spatial, car il est inconcevable que la production de 60% de la richesse nationale continue à être concentrée dans seulement trois régions du pays. Il est également inacceptable que le droit d'accès aux services publics soit menacé, principalement par la privatisation déguisée dont ils font l'objet, aux dépens de l'hôpital public, de l'école publique, du service public de l'eau, etc. a ajouté la députée.
Faire respecter l'Etat de droit et lutter contre la rente… les ententes illégales et les conflits d'intérêts
Au niveau de la gouvernance économique, a-t-elle estimé, le gouvernement doit renforcer la confiance des investisseurs par le biais de règles de la concurrence loyale, s'attaquer véritablement à toutes les pratiques illégales, faire respecter l'Etat de droit dans le domaine économique et lutter contre la rente, la prévarication, la corruption, les pots-de-vin, les monopoles, les ententes illégales et les conflits d'intérêts.
A ce propos, la députée a tenu à attirer l'attention sur le recul du Maroc dans l'indice de perception de la corruption en 2023 et le déclin de l'indice de liberté économique.
Pour expliquer l'incapacité à promouvoir l'économie nationale, y compris la situation des investissements, le gouvernement invoque les difficultés de la conjoncture internationale, mais occulte les opportunités disponibles, principalement la reprise croissante de l'économie mondiale, l'augmentation des recettes touristiques, les transferts des Marocains du monde, l'augmentation des ressources fiscales et douanières, en raison de l'augmentation des prix pour les Marocaines et les Marocains, en plus des perspectives d'investissement ouvertes par l'organisation par le Maroc de la Coupe du monde 2030, qui doivent être gérées conformément aux règles de transparence et d'égalité des chances entre les entreprises marocaines.
Pour stimuler l'investissement générateur de valeur ajoutée et d'emploi, a-t-elle proposé, le gouvernement doit s'attaquer aux multiples insuffisances liées à la concentration des investissements privés dans les secteurs à faible productivité, à la difficulté d'accès au financement bancaire, aux marchés publics et à l'immobilier public, à la complexité persistante des procédures administratives et les retards dans la décentralisation administrative, malgré les efforts consentis, à la faiblesse de la commercialisation territoriale malgré la promulgation de la loi sur les zones industrielles et à la faiblesse de la justice fiscale sur les plans social et spatial.
Le gouvernement doit également s'appuyer, a-t-elle recommandé, sur une industrialisation moderne et solide qui favorise le marché intérieur et la souveraineté industrielle, car malgré les programmes successifs, l'industrie ne contribue qu'à hauteur de 15 % au PIB.
Il importe aussi d'intégrer le secteur économique informel vivrier, qui représente environ 30 % du PIB, à travers des mesures incitatives et lutter contre ses composantes nuisibles à l'économie nationale et au tissu entrepreneurial, a-t-elle dit.
Il est également nécessaire de réaliser la réforme des institutions et des entreprises publiques, de promouvoir le partenariat entre les secteurs public et privé et d'apporter un soutien fort aux entreprises marocaines, principalement aux petites et moyennes entreprises, à travers notamment la garantie du financement bancaire, la création d'une banque publique d'investissement et l'adoption d'une loi simplifiée sur les procédures d'investissement et la création d'entreprises.


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