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HCP : La densité urbaine et la suroccupation des logements, les deux alliés du Covid-19
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 26 - 05 - 2020

Bidonvilles, anciennes médinas et logement social, des zones à haut risque
Alors que la levée du confinement est prévue le 10 juin, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) alerte sur les risques majeurs d'exposition à la transmission du coronavirus dans les grandes villes. Dans une note intitulée «Approche géo-démographique des risques majeurs d'exposition à la transmission du coronavirus» publiée ce mardi 26 mai, le HCP relève que l'exposition au virus pourrait être favorisée, en cas de non-respect des règles de protection et, en particulier, dans les lieux où l'activité économique multiplie les contacts parmi la population, ou encore dans les strates d'habitat où prévaut une promiscuité de la vie quotidienne dans des conditions précaires de logement.
Le HCP a ainsi procédé à une analyse cartographique du potentiel de risques liés à la prévalence de ces facteurs par région, province et grandes villes et, à titre illustratif, à l'échelle des strates d'habitat pour la ville de Casablanca. Selon l'analyse du HCP, le risque de propagation du virus serait le plus grand dans les grandes villes, et ce, eu égard à deux facteurs de risque, à savoir la densité de la population et la suroccupation des logements.
La forte densité urbaine, un risque majeur
Le HCP estime que les risques d'exposition au Covid-19 sont liés à la forte densité urbaine. En effet, les statistiques sanitaires arrêtées au 24 mai montrent que 86% des cas confirmés proviennent des cinq régions les plus denses du Maroc, soit près de neuf cas sur dix. Il s'agit des régions de Casablanca-Settat (32,6%), Marrakech-Safi (17,6%), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (13,8%), Fès-Meknès (13,2%) et Rabat-Salé-Kénitra (9,2%). Ce sont aussi ces régions qui affichent des concentrations de leurs populations actives occupées dans le secteur industriel les plus élevées (supérieures à 12%). A ce sujet, le HCP fait remarquer que ces activités se trouvent principalement dans les zones urbaines qui se caractérisent également par de fortes densités démographiques. Cette caractéristique permet une transmission du virus plus rapide du fait des déplacements et des contacts fréquents entre les personnes.
Autrement dit, plus les régions sont urbanisées, plus les défis logistiques à même d'informer, d'encadrer et, si possible, d'isoler le plus grand nombre de personnes à risque seraient importants. Au niveau national, la densité urbaine s'élève à 1.986 habitants au kilomètre carré. Cela dit, de grands écarts persistent entre régions. C'est la région de Rabat-Salé-Kénitra qui affiche la densité urbaine la plus élevée avec 4.007 habitants au kilomètre carré, suivie des régions de Casablanca-Settat, Béni Mellal-Khénifra et Fès-Meknès, avec respectivement 3.975, 3.431 et 3.369 habitants au kilomètre carré. A un niveau moins agrégé, il ressort que les provinces les plus denses (plus de 4.000 h/km2) sont celles de Casablanca, Fès, Salé, Oujda-Angad, Rabat, Meknès et Marrakech. Pour ce qui est des grandes villes du pays, Casablanca est la plus dense avec 15.296 habitants au kilomètre carré, suivie de Fès (10.713h/km2), Salé (8.163h/km2), Tanger (5.736h/km2), Rabat (4.882h/km2) et Marrakech (4.436h/km2). Au sein même de ces villes, la densité varie selon la strate d'habitat. Ainsi, la strate la plus dense est celle de l'économique et social avec 18.658 h/km2, suivie de la strate ancienne médina (16.039 h/km2), la strate du moyen standing avec 13.412 h/km2 et la strate des bidonvilles avec 7.143 h/km2. En revanche, la strate la moins dense est celle du luxe avec seulement 1.120 h/km2.
Un risque plus important dans des logements sur-occupés
Outre la densité urbaine, le risque de contamination serait plus élevé dans les régions où la population habite dans des logements «sur-occupés», c'est-à-dire où le nombre de pièces est insuffisant au regard de la taille du ménage. Sur cette base, 1,05 million de ménages sont dans cette situation au niveau national, soit une proportion de 12,5%. Les régions les plus touchées par cette suroccupation des logements sont celles de l'Oriental (14,1%) et de Casablanca-Settat (14%). En revanche, les régions du sud et celle de Souss-Massa ont de faibles proportions avec respectivement 8,4% et 7,6%.
En se fixant les grandes villes comme niveau d'analyse, on constate que celles qui comptent le plus de logements sur-occupés sont : Casablanca (14,5%), Fès (13%), Tanger (12,5%), Salé (10%), Meknès (10%), Rabat (9,3%) et Marrakech (9%). Au sein de ces villes ce sont les strates d'habitat ancienne médina, économique et social en plus de la strate des bidonvilles qui présentent le risque de contamination le plus élevé que ce soit en termes de densité de population ou de suroccupation des logements. Ainsi, la strate bidonville compte la part la plus élevée avec près du tiers de ses ménages vivant dans des logements sur-occupés, suivie du sommaire (19,3%), anciennes médinas (17,2%) et l'économique et social (12,5%).


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