Abdellatif Hammouchi reçoit l'ambassadeur du Sultanat d'Oman au Maroc    Carburants au Maroc : Le Conseil de la Concurrence scrute les hausses de prix à la pompe    GITEX 2026 : Une édition record qui confirme la montée en puissance du Maroc technologique    Morocco triumphs 2-1 over Paraguay in friendly    Najat Vallaud-Belkacem : « Aucun peuple ne peut résoudre seul les défis du monde »    Chambre des représentants: Bensaid présente les ajustements du projet de loi réorganisant le CNP    Guerre en Iran : Le PJD couvre d'éloges Pedro Sanchez    Droit d'accès à l'information : Le ministère de la justice adhère au PNDAI    « Aye Kan » : Angélique Kidjo et Ayra Starr unissent leurs voix    Lancement de TARKHISS, une plateforme pour simplifier les procédures pharmaceutiques    Elections législatives : le gouvernement modernise le bulletin de vote et encadre les dépenses numériques    Climat et santé. L'urgence d'une réponse convergente    UE : 1,5 milliard d'euros pour dynamiser l'industrie de défense    Présidence à Djibouti : la bataille électorale est lancée    Guerre au MO : l'Algérie ajuste sa position après un mois de silence    Pro Taghazout Bay 2026 consacre Janire Gonzalez Etxabarri et Adur Amatriain    Ladies Caravan 2026 : le rallye solidaire féminin reprend la route vers les dunes de Chegaga    CAF : l'arbitrage, un chantier de crédibilité crucial    Tarragone : l'AS FAR s'impose face au Nastic (5-0) lors d'un match célébrant l'engagement féminin    Coupe du monde 2026 : une polémique d'espionnage secoue l'avant-match Bosnie-Italie    Naples annonce la mise à l'écart de Romelu Lukaku    Les ministres arabes des AE saluent le rôle du Comité Al Qods, présidé par le Roi Mohammed VI    Du manager au leader, quel chemin à parcourir ?    Belgique : les grandes entreprises se préparent à un ralentissement économique inédit    «Gabon Infini» : Un pari vert    Protection de l'enfance : l'ONDE élargit ses alliances    Transport scolaire rural : Safi accélère sa feuille de route territoriale    Bourse de Casablanca : ouverture dans le rouge    Les Jardins du Paradis de Sonia Terrab remporte deux prix à Milan    Saint-Louis s'apprête à vibrer au rythme du jazz en mai    Nouveau tunnel de drogue à Ceuta : L'Espagne envisage une coopération avec le Maroc    Marruecos: Un crecimiento económico del 4,1% en el cuarto trimestre de 2025 (HCP)    Représentation des femmes : Le Maroc 101e mondial, l'ADFM interpelle les partis    Le gouvernement espagnol dément les expulsions express vers le Maroc dénoncées par Tejiendo Redes    GP Hassan II de tennis : Karim Bennani et Taha Baadi passent aux huitièmes de finale    Winter Challenge 2026 de CodinGame : 1337 décroche la première place mondiale    Souss-Massa : La SDR Tourisme renforce son rôle d'aménageur    GITEX AFRICA 2026 : inwi met en lumière ses solutions entreprises au service d'une économie nationale agile, innovante et compétitive    IA : le Maroc accueillera le festival [IN]VISIBLE en 2027    Bank of Africa augmente son RNPG à 3,8 milliards de DH en 2025    HCP : une croissance économique de 4,1%, l'épargne stable 30,8% du PIB au T4-2025    Le Maroc face au test paraguayen avant le Mondial 2026    Casablanca : une académie digitale pour propulser les jeunes vers l'emploi dans les métiers du contenu    Moyen-Orient : Al Adl Wal Ihsane appelle à l'unité contre Israël et les Etats-Unis    Appel du président égyptien al-Sissi à Trump: "Aide-nous à stopper la guerre"    Cinéma : «Les Jardins du Paradis» de Sonia Terrab doublement primé à Milan    FICAM 2026 : Une ouverture sur la jeunesse et l'évolution du cinéma d'animation    Festival [IN]VISIBLE 2027 : le Maroc au cœur de l'innovation immersive et mémorielle    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le GAFI, les listes noire et grise et l'Algérie
Publié dans Challenge le 30 - 10 - 2024

Le Groupe d'Action Financière (GAFI), aussi connu sous l'acronyme anglais FATF (Financial Action Task Force), est un organisme international qui établit des normes pour lutter contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme, et d'autres menaces à l'intégrité du système financier international.
Le GAFI utilise deux principaux mécanismes pour surveiller les pays : les listes grise et noire. Ces listes sont des outils de surveillance et de pression internationale destinés à encourager les Etats à améliorer leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Des mécanismes de surveillance
La « liste grise » du GAFI, officiellement appelée « liste de surveillance renforcée », regroupe les pays qui présentent des lacunes stratégiques en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, mais qui se sont engagés à les corriger dans un délai convenu. Ces pays coopèrent activement avec le GAFI pour mettre en œuvre un plan d'action visant à combler ces lacunes.
Pourquoi un pays est-il placé sur la liste grise ? Lorsqu'un pays ne dispose pas de dispositifs suffisants pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, le GAFI peut le placer sur la liste grise. Cela intervient après une évaluation approfondie de son système financier et des mesures prises par ses autorités.
Lire aussi | Quatre nouveaux pays, dont l'Algérie, sur la « liste grise » du Gafi
Etre placé sur la liste grise n'entraîne pas automatiquement des sanctions, mais cela augmente la vigilance des investisseurs et des institutions financières internationales. Ces derniers peuvent exiger des contrôles plus stricts ou hésiter à investir dans un pays sur liste grise, ce qui peut affecter son économie. Toutefois, le GAFI ne recommande pas de contre-mesures spécifiques contre les pays de cette liste, sauf en cas de non-coopération avérée.
La « liste noire » est destinée aux pays présentant des défaillances stratégiques majeures et qui refusent de coopérer avec le GAFI ou de prendre des mesures correctives. Les pays sur cette liste sont considérés comme des menaces graves pour le système financier international.
Les pays qui refusent de se conformer aux recommandations du GAFI ou qui n'adoptent pas les réformes nécessaires pour remédier aux lacunes identifiées sont inscrits sur la liste noire. Ces pays présentent un risque élevé pour le système financier mondial en raison de leur manque de coopération et de la présence potentielle de réseaux de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme sur leur territoire.
Lorsqu'un pays est inscrit sur la liste noire, des contre-mesures sont recommandées. Les autres pays membres du GAFI sont invités à appliquer des contrôles accrus sur les transactions financières et les investissements en provenance de ces pays. Cela peut inclure des restrictions sur les transferts de fonds, une diligence renforcée, et d'autres actions qui peuvent isoler le pays économiquement.
Comment l'Algérie s'est-elle retrouvée sur la liste grise ?
L'Algérie a été ajoutée à la liste grise du GAFI lors de la réunion plénière tenue à Paris le 25 octobre 2024. Cette décision est le résultat d'une évaluation des dispositifs du pays en matière de LBC/FT, révélant des lacunes stratégiques nécessitant des réformes. Devant ces insuffisances, il est attendu de l'Algérie des mesures concrètes qui restent à mettre en œuvre pour se conformer aux normes internationales.
Lire aussi | Blanchiment de capitaux. Le Maroc obtient son retrait de la liste grise du GAFI
L'Algérie est tenue de renforcer ses lois et règlements pour lutter efficacement contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Le GAFI a relevé des failles dans la supervision des institutions financières et dans les mécanismes de surveillance des transactions suspectes. Par ailleurs, le manque de transparence dans les structures juridiques et les transactions économiques en Algérie constitue un obstacle à la détection et à la prévention du blanchiment de capitaux. L'amélioration de la transparence des bénéficiaires effectifs des entreprises et la mise en place de registres plus complets sont des étapes nécessaires.
Le GAFI a jugé que l'Algérie devait intensifier ses efforts pour collaborer davantage avec les autorités financières et judiciaires d'autres Etats pour traquer les activités criminelles transnationales.
Etre placé sur la liste grise du GAFI implique une surveillance accrue des transactions financières en provenance de l'Algérie par les institutions internationales. Il en résulte, outre des réticences motivées à prêter des fonds, un effet négatif sur l'attractivité de ce pays aux Investissements Etrangers Directs – IDE, les investisseurs redoutant les risques pays de cette nature.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.