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Autoroutes de l'eau : Pourquoi il faut relancer le projet
Publié dans Finances news le 23 - 12 - 2019

◆ Ce méga chantier devrait équilibrer les apports en eau entre le nord et le sud. Sa réalisation devrait ouvrir de nouveaux horizons pour les régions concernées.
◆ Le financement est le principal obstacle.

Par Charaf Jaidani

La vague de sécheresse ayant marqué le Royaume entre la fin de 2018 et le début de 2019 a eu des effets défavorables sur les capacités hydriques du pays.
Au 15 décembre 2019, le niveau de remplissage des barrages a atteint 7,27 milliards de m3 soit un taux de 46,6% contre 9,46 milliards de m3 et un taux de 62,7% au cours de la même période de l'année dernière. Toutefois, il est utile de souligner que le volume des réserves diffère d'une région à une autre. Comme d'habitude, sous l'effet d'une bonne pluviométrie, le Nord est assez bien approvisionné et la plupart des ouvrages affichent des taux de remplissage satisfaisants. Certains d'entre eux culminent à plus de 80% de leur capacité de stockage, à l'image de Oued Al Makhazine (84%), Driss 1er (80,3%), Allal Fassi (92%), ou Oued Za (100%). Le barrage Al Wahda, sur l'oued Ouargha, le plus grand du Royaume, enregistre lui un taux de remplissage de près de 53%.
Mais c'est à partir de l'oued Oum Rabii vers le sud que la situation se corse. Ainsi, le barrage Al Massira présente un taux de stockage de 17,8% seulement. Une situation pour le moins inquiétante pour les exploitants de la région, notamment ceux du périmètre irrigué des Doukkala.
«Les dernières pluies ont apporté un brin d'espoir aux paysans mais cela demeure insuffisant. Les exploitants ont besoin d'irrigation pour entamer la campagne agricole dans de bonnes conditions surtout que cette zone est connue comme la première du pays en matière de production de betteraves», souligne une source à l'Office régional de mise en valeur agricole des Doukkala (ORMVAD).
La même source explique «si la situation perdure, le risque de rationalisation des approvisionnements en eau ne sera plus à écarter».
Plus au sud, la situation frôle la catastrophe. Aux environs de Marrakech, le niveau de stockage du barrage Lalla Takerkoust ne dépasse pas les 8%, celui de Youssef Ben Tachfine est à 13,1% et Abdelmoumen tout près d'Agadir dépasse à peine les 14%. La baisse des réserves des barrages, conjuguée à une faible pluviométrie, ont impacté également la nappe phréatique dans ces régions. Les puits n'assurent pas le même débit d'eau. Ce phénomène n'est pas conjoncturel mais concerne toutes les régions dont le cumul pluviométrique annuel moyen est en deçà de 300 mm.
Face à cette situation, les marges de développement de l'agriculture et d'autres activités deviennent réduites. D'où la nécessité d'investir de nouvelles pistes pour remédier à cette insuffisance. Et force est de constater que le Nord du pays présente un excédent hydrique et le sud un déficit chronique. Nous sommes en droit de nous demander pourquoi le projet des «autoroutes de l'eau» visant à équilibrer les apports en eau dans les deux zones n'a pas encore vu le jour.
Ce méga chantier, qui a germé du temps du protectorat, est confronté au problème de financement estimé à plus de 36 milliards de DH. Une enveloppe qui devrait être revue à la hausse dans les années à venir.
Plusieurs tentatives pour relancer le projet ont été initiées, mais n'ont pas dépassé le stade de l'étude. La dernière en date remonte à 2014, lorsque le groupement composé des cabinets Novec, CID et Typsa avait remporté l'appel d'offres pour sa conception. Le programme comporte deux grands barrages de stockage, plusieurs stations de pompage et des centaines de kilomètres de canalisation.
La pertinence économique et sociale du projet n'est plus à démontrer. Reste la volonté politique, car sa réalisation ouvrira de nouveaux horizons pour les zones concernées.

Autoroutes de l'eau : Un projet en deux phases
Techniquement, le projet consiste en la construction d'un vaste ensemble de canaux artificiels (pas moins de 500 km). L'eau sera notamment transférée des bassins des oueds Laou, Loukkos et Sebou excédentaires, vers ceux déficitaires de l'Oum Er Rbia, Tensift et Draa.
Plusieurs grands barrages sont concernés (Al Wahda, Oued El Makhazine, Mohammed Ben Abdallah et Al Massira). La première phase consiste à alimenter en eau potable Marrakech et les villes environnantes et satisfaire les besoins d'irrigation d'Al Haouz avec pas moins de 400 millions de m3 qui seront mobilisés. Cette opération permettra également de réduire sensiblement les risques d'inondation qui impactent notamment les régions du Gharb et du Loukkos.
Dans une seconde phase, il est prévu d'alimenter les régions de Chaouia, Abda, Chiadma, Haha et Souss, des zones qui disposent d'un potentiel important en matière agricole mais dont le déficit hydrique perturbe sensiblement tous les efforts de développement.
Cette autoroute hydrique dont les canalisations seraient à ciel ouvert ou enterrées suivant les tronçons.


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