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Comme un parfum de scandale
Publié dans Finances news le 17 - 01 - 2008

Il y a comme un parfum de scandale dans l’air. Ce que nous avons appris de l’affaire de l’annulation de l’introduction en Bourse de GSI Maroc remet incontestablement au goût du jour toutes ces opérations douteuses et frauduleuses soupçonnées qui ternissent l’image de la place casablancaise et auxquelles aucune suite n’a jamais été donnée.
«L’affaire» GSI Maroc, parce que c’est bel et bien une affaire (et rocambolesque en plus !), semble être un cocktail de compromis douteux, de grenouillages et de laxisme, voire de complicités malsaines. Dont la première victime est sans aucun doute celui qui, en quête de notoriété, a tenté de mettre son entreprise sous l’éclairage public à travers sa cotation en Bourse : Khalid El Ibrahimi.
Voici un nom qu’il sera difficile d’enterrer dans la trappe de l’histoire de la Bourse de Casablanca. Simplement parce qu’il a voulu la notoriété. A tout prix ? Peut-être. Aujourd’hui, en tout cas, le voilà accusé par son commissaire aux comptes de falsifications des comptes et de faux et usage de faux. En plus d’une saisie conservatoire sur le fonds de commerce et les comptes bancaires de GSI Maroc.
Au finish, il est actuellement dans de beaux draps. Et c’est peu de dire que la marche vers la «transparence»… l’a «tué».
Mais dans cette affaire, tout le monde semble être allé trop vite. La presse singulièrement; laquelle, dès qu’elle a eu vent de l’affaire, s’est précipitée pour fusiller un El Ibrahimi déjà titubant. Sans autre forme de procès.
Cette même presse s’en prendra au commissaire aux comptes, particulièrement Abdelhak Kharbouch, mettant en doute quelque part sa probité. Non sans fustiger, parallèlement, l’attitude du CDVM. Un gendarme du marché qui, après avoir apposé son visa, s’est rétracté sous prétexte qu’étaient apparus de «nouveaux éléments dont il fallait tenir compte». Sans donner plus de détails.
Ces détails, Finances News Hebdo en a possession. Il y a effectivement eu des éléments nouveaux. Rapportés par Kharbouch, l’homme qui semble être aujourd’hui à l’origine de l’annulation de l’opération. L’homme qui accuse Ibrahimi de falsifications de ses rapports.
Pourtant, bien que ce soit lui dont on parle le plus, il n’est pas le seul concerné dans cette affaire. Il y a aussi Abdelfatah Hifdi, d’Afec Conseil, celui qui a procédé à l’audit des états de synthèse de GSI Maroc pour les exercices 2004 et 2005. Son opinion figurant sur la NI aurait été, elle aussi, amputée au total d’une vingtaine de réserves. Il se terre néanmoins dans un mutisme troublant, affirmant, au passage, «ne pas être au courant des faits». Soit.
En définitive, il semblerait donc que les comptes présentés par GSI Maroc au public soient tronqués. Pour mieux paraître certainement, même si l’on savait déjà qu’avec des dettes représentant 54% du chiffre d’affaires et 53% du total bilan, sa santé financière n’était pas reluisante.
Au regard de tout ce fouillis que nous vous détaillons en pages 6, 7 et 8, il y a eu à certains niveaux de la négligence, voire un manque de diligence. Et il va falloir déterminer les responsabilités. Et que chacun en assume sa part. Il y va de la crédibilité du marché financier.


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