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Entretiens : «Il faut s’organiser, sinon nous serons submergés»
Publié dans Finances news le 03 - 07 - 2008

* Le secteur de la bijouterie doit s’organiser en association professionnelle pour bénéficier des régimes économiques de douanes.
* Entretien avec Azeddine Mestari, Président de l’Association Marocaine de Gemmologie et de Bijouterie.
Finances News Hebdo : L’arrivée de nouvelles marques mondiales de bijoux semble déranger les bijoutiers marocains…
Azeddine Mestari : C’est l’un des problème avec lesquels on me martèle tout le temps. Il faut que les bijoutiers comprennent qu’avec la mondialisation il y aura d’autres qui viendront s’installer chez nous. Et que si le secteur n’est pas riche, mécanisé, important, fort et performant, la marge des locaux sera réduite. Les procédés de fabrication de bijoux en Europe sont mécanisés, et la mondialisation aidant, si l’on ne s’organise pas, on va être submergé.
F. N. H. : On a l’impression que malgré un développement important du secteur, avec l’émergence d’une vraie industrie du bijou au Maroc, l’activité elle-même continue à progresser à deux vitesses et souffre d’un manque d’organisation. À quoi imputez-vous cela ?
A.M. : Il faut répondre aux soucis évoqués et identifiés par les professionnels eux-mêmes. Nous suivons chacun dans sa recherche. Mais, de manière générale, le secteur n’est pas totalement organisé mais en passe de l’être. Le secteur englobe des bijoutiers de niveaux différents, dont ceux qui ont des niveaux intellectuels moyens. Ce qui fait qu’ils ne font pas le poids devant l’Administration et n’ont pas de compétences juridiques et économiques. Pour cela, il nous faut une organisation fiable et ficelée. C’est pourquoi nous réfléchissons à nous doter d’un bras armé pour devenir un peu comme l’AMITH pour se liguer en formation professionnelle.
F. N. H. : Pourquoi le secteur ne profite-t-il pas de régimes économiques conçus par la Douane pour encourager l’importation et l’exportation ?
A.M. : Le secteur peut bénéficier d’au moins trois régimes économiques de douane en suspension de taxes et de droits de douane. Actuellement, on n’en profite pas, ce qui fait qu’il faut une garantie pour importer ou exporter, ce qui pourrait constituer un handicap pour un petit bijoutier. Quand on est un peu habitué, c’est une caution bancaire dont il faut disposer. Mais, quand on est membre d’une organisation bien forte qui peut assurer une garantie morale à ses membres auprès de la douane, on profite pleinement des avantages que présentent ces régimes. Et c’est vers cette troisième option qu’il faut tendre.
F. N. H. : Mais vous disposez déjà d’une association ?
A.M. : Actuellement, nous ne sommes pas regroupés dans une association professionnelle, mais une association à but non lucratif . Notre objectif est d’évoluer vers une association professionnelle qui soit l’unique interlocuteur du secteur.
Il faut se doter d’une forte organisation au niveau du secteur. Ce n’est qu’en ayant une voix unie qu’on peut disposer d’une caution morale vis-à-vis de l’Administration.
F. N. H. : Pourquoi les bijoutiers n’exportent-il pas leurs créations vers le marché mondial ? À ce jour, il n’y a qu’Oromécanica qui le fait vers le marché américain…
A.M. : Il ne faut pas non plus se voiler la face. Si on ne peut pas exporter c’est qu’on n’a pas les capacités intellectuelles, marchandes et de prospection pour le faire.
F. N. H. : Certains bijoutiers évoquent une situation de monopole et d’obstacles administratifs …
A.M. : Il n’y a pas de monopole de la part de qui que ce soit. C’est un non-sens de dire cela ; avez-vous déjà entendu parler d’une Administration qui bride l’export ?
F. N. H. : Il suffit qu’un nouveau modèle de bijou sorte pour être illico-presto copié. Que faites-vous pour contrecarrer la contrefaçon ?
A.M. : J’ai des plaintes dans ce sens. Par ailleurs, nous travaillons avec l’OMPIC pour protéger les créations des bijoutiers. Ce n’est pas une question que nous traitons à la légère. Les créateurs savent qu’une fois créé, un modèle doit être déposé auprès de l’OMPIC pour le protéger. Et ils peuvent faire appel à la Justice s’ils découvrent que leur modèle a été copié.
F. N. H. : À la lumière de tout ce qui a été dit, quelles sont les perspectives de développement du secteur ?
A.M. : Il y a une expression qui dit : «Tel est comme un bébé, il pleure tout le temps mais il grandit». Je trouve que cela colle parfaitement au secteur. Nous allons également étudier la possibilité de lancer une formation en sertissage pour décrocher des parts de marché en Europe. Vous savez qu’à cause de la cherté de la main-d’œuvre, les bijoutiers européens envoient leur création ailleurs auprès des Asiatiques, Ceychelles et autres, où la main-d’œuvre est peu coûteuse. Et cela peut être une niche importante à développer au Maroc.


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