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Des recettes exceptionnelles sujettes à épuisement
Publié dans Finances news le 15 - 12 - 2005

La privatisation a rapporté gros à l’État. La dernière opération concernant les sucreries a répondu aux objectifs. Toutefois, la liste s’amenuise. Comment l’Etat pourra-t-il faire face à ses dépenses budgétaires ?
La politique budgétaire au Maroc a beaucoup souffert de la détérioration de la balance commerciale et des lourdes dépenses que supporte le Budget de l’État. Ces dépenses ont été en quelque sorte compensées par des recettes exceptionnelles provenant de la privatisation et menacées actuellement d’épuisement.
À fin septembre 2005, comme l’a souligné Abdelaziz Talbi, directeur des Entreprises publiques au ministère des Finances et de la Privatisation, 70 entités ont totalement ou partiellement été privatisées entre 1993 et aujourd’hui.
Ces cessions ont rapporté une recette globale de 77 milliards de DH. En matière de classement, il est à noter que le Maroc occupe les premiers rangs parmi les pays arabes et la troisième position au niveau du continent africain.
La dernière opération réalisée est la cession au groupe Cosumar de la totalité des participations détenues dans le capital des sociétés sucrières Surac, Sunabel, Suta et Sucrafor, pour un montant de 1.367 MDH. Il s’agit en effet d’un processus qui a mis beaucoup de temps pour se concrétiser. Par le biais de cette opération, le gouvernement a marqué sa ferme volonté de privatiser entièrement le secteur sucrier.
Le rôle de la Direction des établissements et de la privatisation a été important dans le bon déroulement des opérations. Depuis 1993, la DEPP a engagé 97 opérations de privatisation. Il est à noter que bien que le nombre de privatisations ait diminué depuis 10 ans, les recettes par contre ont augmenté. La cession de 35% de Maroc Telecom en 2001, son entrée en Bourse en 2004 et la cession de 16% de son capital en 2005 y sont pour beaucoup.
Autres secteurs pointés du doigt et qui pourraient beaucoup rapporter à l’État : l’aérien et les phosphates, même si pour l’heure aucune information n’a filtré de source officielle. Le PDG de Royal Air Maroc ne cesse de le répéter chaque fois que l’occasion se présente : la privatisation n’est pas la panacée pour un tel secteur.
Encore des privatisables
Selon le Directeur de la DEPP, «il reste un grand potentiel d’entreprises à privatiser, mais le Maroc ne privatisera que ce qui est viable». Figurent sur la liste des privatisables pour 2005 et 2006, la Comanav, Biopharma, Drapor, de même que les 34% restants de la participation de Maroc Telecom et les 20% de celle de la Régie des Tabacs.
L’entreprise qui devrait rapporter le maximum est la Comanav qui produit une valeur ajoutée de 200 MDH, mais dont les fonds propres ne se limitent qu’à 136 MDH en 2003.
Une question demeure cependant posée : l’État est-il appelé à vendre tous ses bijoux pour asseoir sa politique budgétaire ?
Si le Maroc a réalisé l’essentiel des recettes exceptionnelles en se basant sur celles liées à la privatisation, qu’adviendra-t-il au delà de 2006 ? Commet œuvrer afin d’assurer l’équilibre d’un budget dont les recettes des privatisations ont compté pour beaucoup?
Le recadrage des dépenses fiscales dont ont profité certains secteurs et sur lesquelles se penche actuellement le ministère des Finances et de la Privatisation permettra-t-il de compenser la baisse des recettes de privatisation ?
Une autre formule au-devant de la scène
Force est de constater que ces dernières années, la gestion déléguée commence à prendre du tonus. Il s’agit en effet d’un partenariat public-privé qui permettra aux investisseurs d’avoir plus de visibilité à s’engager en matière de concession.
Un projet de loi est aujourd’hui en cours d’élaboration. L’Etat pourrait de cette manière concéder des secteurs qu’il ne pourrait bien gérer et, partant, s’occuper des secteurs stratégiques qui resteront sous sa responsabilité (santé, éducation...).
Des sommes intéressantes seraient versées dans les caisses de l’Etat, mais parviendront-elles à compenser celles liées à la cession ? Rien n’est sûr.
Mais il faut dire que l’argentier du Royaume ne se fait pas trop de soucis. Une liste très longue de services concessibles est d’ores et déjà dressée par le département concerné relevant du ministère des Finances.


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