La congestion monte crescendo chez les administrateurs qui ne comptent en aucun cas rebrousser chemin avant que leurs demandes ne soient exaucées. Dans un geste déterminé, les administrateurs et administratrices marocains se préparent à exprimer leur mécontentement face à ce qu'ils considèrent comme une longue série d'injustices salariales et professionnelles. Dans un communiqué, l'Union Nationale des Administrateurs Marocains (UNAM) a récemment annoncé la tenue d'une marche de protestation, programmée pour le samedi 20 avril 2024 à Rabat, accompagnée d'un sit-in symbolique sous le titre évocateur « Le cri des administrateurs ». Cette relance vise à mettre en évidence les défis et les luttes que rencontrent les membres de cette profession depuis de nombreuses années. D'après le communiqué émis par le bureau exécutif de l'UNAM, l'injustice persistante qui sévit au sein du corps des administrateurs devient insupportable et entrave l'essor du secteur. Depuis plus d'une décennie, « ces professionnels se sentent lésés et maltraités, confrontés à des traitements inéquitables tant sur le plan salarial que professionnel ». Malgré leurs appels répétés à une réforme juste et équitable, leurs revendications sont restées largement ignorées par les autorités. La source principale de leur indignation réside dans ce qu'ils perçoivent comme « une politique gouvernementale exacerbant les disparités salariales ». Les administrateurs marocains déplorent le manque de considération à leur égard dans les récentes décisions concernant les augmentations salariales et les révisions des régimes de base de plusieurs corps professionnels de la fonction publique. Ils dénoncent le fait que leurs demandes légitimes pour un traitement équitable et des révisions similaires sont systématiquement ignorées ou rejetées. Cette situation d'injustice prolongée a eu des conséquences dévastatrices sur la vie professionnelle et personnelle des administrateurs, ainsi que sur leurs familles. Malgré les promesses de dialogue social et les accords précédents conclus avec le gouvernement, ces professionnels restent confrontés à un mur d'indifférence et de mépris de la part des autorités. Face à cette impasse, l'UNAM appelle les centrales syndicales à rejeter catégoriquement toute augmentation salariale générale qui ne tiendrait pas compte des revendications spécifiques des administrateurs. Ils insistent également sur la nécessité d'une révision globale du régime de base de leur profession afin de garantir un traitement équitable et juste pour tous les membres de leur corps. En plus de la marche de protestation prévue en avril à Rabat, l'UNAM présage de poursuivre ses campagnes de plaidoyer à différents niveaux, engageant des discussions avec les parties prenantes, les organisations de la société civile et les représentants gouvernementaux pour défendre leurs droits légitimes. La mobilisation des administrateurs marocains témoigne de leur détermination à faire entendre leurs voix essoufflées et à poursuivre leur lutte jusqu'à ce que justice soit rendue.