La société spécialisée dans le câblage électrique relève ses ambitions pour le marché subsaharien. De 14 MDH de chiffre d'affaires réalisés dans cette région en 2000, ses performances en sont aujourd'hui à 700 MDH. Active sur le marché local et continental depuis tout juste près d'une quinzaine d'années, Imacab gagne de plus en plus en maturité à l'export, sans se prendre les pieds dans ses câbles. Créée initialement pour répondre à une demande «prête à être servie» - sur le marché local d'abord et, ensuite, sur le continent - l'enseigne a très vite gagné ses galons d'exportateur chevronné dans le secteur. De quelques 14 millions de dirhams de chiffre d'affaires (CA) réalisé à l'export, en 2000, cette société du Groupe Sekkat en est aujourd'hui à pas moins de 700 millions de dirhams à fin 2012, soit quelques 50% du CA global de la société. La progression a été rapide, mais pas de quoi donner le vertige aux responsables de l'enseigne. Leurs ambitions sont bien à la hauteur de l'importance du potentiel de business que recèle le secteur électrique et de l'énergie, en général, en Afrique. Pour Latifa Mejjad, la directrice export d'Imacab, la présence déjà bien ancienne d'Ingelec, une enseigne-sœur appartenant au même groupe, spécialisée dans les équipements et matériels électriques domestiques et industriels sur le marché subsaharien, leur avait déjà montré la voie. Imacab distribue ses bobines dans plusieurs marchés de la région. «Le Mali et le Congo font actuellement partie de nos meilleures destinations en termes de volumes écoulés», nous explique Latifa Mejjad. L'enseigne compte bien consolider ses positions en région subsahrienne, tout en limitant les prises de risque : passer à l'étape projets d'investissement est, pour le moment, loin d'être envisageable. Défis Tout n'est pas rose, toutefois. En dépit des bons résultats commerciaux enregistrés sur le continent, l'enseigne s'avoue désavantagée par les droits de douane élevés sur certaines destinations subsahariennes, ainsi que par les difficultés et l'étroitesse de l'offre relative au fret. Pour Abdelkarim Mazouz, commercial au sein de la société, spécialiste du continent, «nos efforts de prospection doivent être accompagnés par des accords commerciaux sectoriels entre le Maroc et certains marchés subsahariens à fort potentiel». Par ailleurs, à propos des activités promotionnelles organisées par Maroc Export en région subsaharienne - dont la concrétisation la plus aboutie est la Caravane de partenariat - Latifa Mejjad pense qu'elles gagneraient à mieux affiner le ciblage préalable des partenaires éventuels au niveau des marchés visités, lors de l'établissement des rendez-vous B-to-B. À cela s'ajoute également quelques difficultés d'accès à certains marchés, un aspect sur lequel la diplomatie économique devrait être d'un grand apport.