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Quel avenir pour Stroc Industrie ?
Publié dans Les ECO le 22 - 07 - 2013

Le titre Stroc Industrie a subi une forte baisse durant le premier semestre de l'année en cours. Les avis sont partagés concernant les prévisions pour le reste de l'année. Analyse.
Le titre Stroc Industrie a subi une forte baisse en comparaison avec son cours au terme de l'an dernier. Il a perdu près de 40% de sa valeur en six mois après la publication d'une importante perte au titre de l'exercice 2012, passant de 118 DH à 71,67 DH au 30 juin 2013. Toutefois, les avis sont partagés concernant les prévisions relatives à son évolution future. Si les analystes d'Upline Securities estiment qu'il y aura un retournement de tendance et une potentielle reprise du titre Stroc Industrie en direction des 90 DH, les analystes de BMCE Capital prévoient plutôt une baisse du cours à 52 DH et recommandent même de vendre ce titre. Alors, à quelle version doit-on se référer?
Un accident de parcours ?
Récemment, l'action Stroc a entamé une évolution positive qui a duré plusieurs séances. Un comportement qui a permis a cette dernière de frôler les 85 DH. Il semblerait que le carnet de commandes de la société se soit rempli de nouveau après une période difficile. Rachid Marhoum, directeur financier de Stroc Industrie, a ainsi mis l'accent sur une année 2012 qui est aujourd'hui loin derrière et sur les perspectives pour 2013. Faisons un petit rappel historique: les résultats annuels de Stroc Industrie ont enregistré, à fin 2012, une contre-performance «exceptionnelle», liée essentiellement aux effets négatifs des mouvements sociaux du 2e semestre 2011. En effet, «l'ampleur et la durée (plus de sept mois) de ce mouvement ont entamé la confiance de nos clients qui ont décidé de ne pas octroyer à Stroc de nouvelles commandes», se rappelle encore le directeur financier. Cette situation a par conséquent plombé le rythme de production de la société. Eu égard à ce qui précède, le chiffre d'affaires de Stroc Industrie a enregistré une baisse de 61% par rapport à 2011 pour s'établir à 205 MDH.
«Les nouvelles affaires obtenues courant avril 2012 ont tardé à produire du chiffre d'affaires, compte tenu de leur cycle de production, entre 7 à 8 mois entre la date de la commande et les premières facturations», souligne Rachid Marhoum avant de préciser «la société a entamé l'année 2012 avec un carnet de commandes d'environ 500 MDH, dont seulement 140 MDH devaient être convertis en chiffres d'affaires pour cette année». Par ailleurs, pour des raisons stratégiques, «tenant compte des bonnes perspectives du marché» comme tient à le souligner le directeur financier de la société, Stroc a fait le choix de maintenir l'ensemble de son personnel, dont 55 ingénieurs, en dépit de la sous-activité de 2012. Cela s'est traduit par une masse salariale très importante qui a lourdement pesé sur les charges. «Ce choix s'est avéré aujourd'hui judicieux puisque la société a réussi à conserver son capital humain et ses compétences pour permettre la réalisation dans les meilleures conditions d'un important carnet de commandes», déclare notre contact.
Parallèlement, l'engagement d'importantes charges d'exploitation, notamment pour finaliser les chantiers en cours et lancer les nouveaux projets initiés pendant le deuxième semestre 2012, ont eu un fort impact sur l'Excédent brut d'exploitation (EBE) de Stroc Industrie, qui accuse un chiffre négatif de 104 MDH contre un solde positif de 22 MDH en 2011. Par conséquent, la baisse du chiffre d'affaires, conjuguée à l'importance des charges, a conduit à un déficit net de 139 MDH en 2012. Stroc Industrie a pu amortir ces impacts négatifs sur sa structure financière grâce à la politique de renforcement de ses fonds propres qui ont atteint, fin 2011, 171 MDH pour se situer à 27 MDH fin 2012.
Un début d'année prometteur
Pourtant, Stroc Industrie avait connu auparavant une bonne croissance de ses résultats. Comme le montre le tableau 1, le chiffre d'affaires de la société a doublé entre 2007 et 2011. Le résultat, lui, a été en constante progression à l'exception de 2011, année du conflit social. Ce mouvement a eu un impact considérable sur les résultats de 2012, qui peuvent ainsi être considérés comme un «accident de parcours». Les autres agrégats ont eux aussi connu une évolution positive entre 2007 et 2011. «Ces derniers traduisent un renforcement de la structure financière et l'amélioration continue de la trésorerie de la société», nous explique Marhoum.
Aujourd'hui encore, Stroc Industrie compte relancer ses activités. Pour ce faire, la société a commencé à déployer les axes d'une nouvelle stratégie de développement à l'horizon 2017. Elle se traduit notamment par la mise en œuvre d'une politique commerciale ciblée par métiers, l'accélération de l'achèvement des nouveaux projets structurants, le renforcement des compétences des équipes grâce à une plus grande polyvalence, et le renforcement de la culture d'entreprise basée sur une large communication des valeurs et des objectifs à tous les niveaux. La société a également pu retrouver un climat social serein. Elle s'est séparée des éléments perturbateurs et a contribué à l'entrée d'une centrale syndicale encourageant le dialogue pour une paix sociale. Par ailleurs, les performances de l'année 2012 ont poussé Stroc Industrie à déployer un plan de réduction des charges d'un montant total de 14 MDH, tant sur les effectifs que sur les charges de structure. Le tableau 2 indique les économies à réaliser au terme de l'année 2013. Ces changements ont permis à Stroc Industrie de bien démarrer l'année 2013. «À fin juin, le chiffre d'affaires réalisé par Stroc Industrie est très encourageant et permettrait à la société de réaliser des résultats intéressants», assure Rachid Marhoum. Selon lui, les perspectives de Stroc et de son secteur d'activité sont très prometteuses grâce au contrat-programme de OCP qui garantit à Stroc au moins 2 ans de travail (carnet de commandes ferme de 1,6 MMDH). Il ajoute : «ceci lui assure de renouer avec le trend haussier et continu du chiffre d'affaires et des résultats enregistrés depuis sa création».
Un CA entre 800 et 900 MDH dès 2013
Le carnet de commandes comprend trois chantiers en cours de construction pour OCP, d'un montant global de 900 MDH. Ils concernent la réalisation de travaux d'ingénierie d'approvisionnement, de construction et de mise en service de 2 trémies semi-mobiles pour la mine El Halassa, la fourniture et l'installation de la charpente métallique, la tuyauterie et le montage des équipements mécaniques du projet de construction de la laverie de phosphate du site d'El Halassa, ainsi que le développement de la nouvelle plateforme chimique de Jorf Lasfar, Jorf Lasfar Hub. Le carnet de commandes de Stroc Industrie intègre également un projet de conception et de construction de dépôts pétroliers au Gabon pour Petro Gabon pour une enveloppe de 310 MDH, dont Stroc Industrie est adjudicataire. Le carnet de commandes d'un montant total de 1,6 MMDH devrait, selon le Management de Stroc, être converti en chiffre d'affaires en l'espace de 2 ans, pour un montant oscillant entre 800 MDH et 900 MDH dès 2013.
Pour rappel, Stroc Industrie opère dans le secteur des biens et équipements industriels, étroitement lié au comportement de l'industrie. Les difficultés économiques rencontrées par les entreprises du secteur des biens et équipements industrielles se sont confirmées depuis 2011. La rentabilité nette du secteur s'était alors établie à 2,1%, en diminution de 1,4 points par rapport à 2010. En 2012, plusieurs composantes majeures de l'économie nationale ont pâti de la dégradation de la situation économique de la zone euro, notamment la demande adressée au Maroc (dont les IDE qui ont affiché une hausse limitée à 2% en 2012 contre 5,8% en 2011), et les recettes du tourisme, qui ont enregistré une croissance de 2% en 2012 contre 4,3% en 2011. Dans ces conditions, le rythme de croissance du PIB a légèrement ralenti pour se situer à 2,8%, contre 4,9% une année auparavant. Etant fortement corrélée au flux des capitaux adressés au pays, la croissance du secteur de l'industrie, et en particulier le BTP, ont été relativement morose en 2012. Les signes d'essoufflement des activités de cette dernière se sont renforcés au premier trimestre 2013, alimentés par le recul significatif de la consommation et, par conséquent, l'utilisation des facteurs de production. Cette tendance s'inscrit dans la continuité du marasme enclenché en 2008, ayant entraîné le secteur dans une phase de ralentissement conjoncturel. Au terme du premier trimestre 2013, l'industrie enregistre une baisse de 2%.


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