La deuxième édition a récompensé 16 PME parmi les 23 candidats éligibles. Imtiaz leur accorde une prime de 57 MDH pour financer un programme total d'investissement de 334 MDH Imtiaz fait mieux. Déjà en matière de délais, cette deuxième édition, pour laquelle la liste des candidats a été dévoilée le 7 janvier, l'Association nationale des PME (ANPME) peut s'enorgueillir d'avoir respecté son agenda, contrairement à la première édition. Du côté attrait, par contre, il est à noter que 23 entreprises ont pris part à cette deuxième version, contre 28 lors de la première. De ce lot, aujourd'hui, 16 PME ont décroché la prime convoitée, alors qu'elles étaient 18 dans la première édition. Certainement, un fait à expliquer par une révision des conditions d'éligibilité à ce concours. Les 16 PME retenues doivent ainsi se partager une prime globale de 57 millions de DH, en vue de pouvoir financer les projets présentés, dont le total des programmes d'investissements est de 334 millions de DH. Erigé en compétition nationale d'investissement, destinée aux entreprises porteuses d'un projet de développement et souhaitant bénéficier de primes à l'investissement, Imtiaz a été pensé par le département du Commerce et de l'industrie, et géré par, l'ANPME pour soutenir le financement des petites et moyennes entreprises. Pour preuve, la concrétisation des 16 projets en question permettrait de générer, entre 2011 et 2014, un chiffre d'affaires additionnel à celui déjà réalisé de 6,13 milliards de DH, une valeur ajoutée cumulée de 1,5 milliard de DH et la création de 696 nouveaux emplois. Entre agro-industrie, agroalimentaire, textile, ameublement, électronique ou encore emballage ou communication, c'est de loin l'agroalimentaire qui domine. Des 16 PME gagnantes, en effet, cinq entreprises opèrent dans ce secteur. On notera parmi elles Agrin Maroc, une PME fassie, spécialisée dans la production et la commercialisation de semences sélectionnées et de plantes médicinales et aromatiques. Cette dernière a présenté un programme d'investissement de 10 millions de DH, qui «permettrait à Agrin d'augmenter ses capacités de production à l'export de 50%», comme l'explique Mohammed Taif, son directeur administratif et financier. Dans le secteur de l'emballage, Mikafric, présente sur le marché marocain depuis 1967, «cherche par le biais de cette prime à assurer l'extension de ses capacités de production», souligne-t-on au sein de l'entreprise, sans donner plus de détails. Outre les entreprises à 100% marocaines, Capelem, filiale du groupe français Simonin, figure également parmi les lauréats de la deuxième édition d'Imtiaz. Le spécialiste de sous-traitance de composants électroniques cherche également à accroître ses capacités de production. Le fait qu'il soit filiale d'une entreprise étrangère ne l'exclut pas du champ de compétition. «Au contraire», explique Ahmed Alagui, responsable du programme Imtiaz au sein de l'ANPME, ajoutant que «tant que la société mère de ces filiales marocaines ne totalise pas un capital consolidé supérieur à 50 millions d'euros, elles restent éligibles à la compétition». De même, le bénéfice d'un ancien support financier de la part d'un autre organisme, voire même le cumul de plusieurs aides, n'exclut pas les PME de la compétition, tant que leurs projets sont solides et leurs visions peaufinées, afin de leur permettre de garder le cap et d'améliorer leur compétitivité.