Investissement : Les opportunités d'affaires au Maroc présentées à Manchester    Élections 2026, l'heure de vérité pour la classe politique    Aéroport Marrakech-Menara: Hausse de plus de 11% du trafic des passagers à fin mars    Remplissage des barrages du Maroc à 76 % : vers un été sans coupures d'eau    Des professionnels réclament un bouclier militaire pour sauver des chauffeurs du Maroc bloqués au Mali    Football: La LNFP annonce une série de mesures après des incidents dans des stades    Lourdes sanctions à l'encontre de l'AS FAR après les incidents du match contre le Raja    Al Mada : Mohamed Amine Myel nommé PDG de Teralys    Journées portes ouvertes de la DGSN : la Sûreté nationale donne rendez-vous aux citoyens à Rabat    Pékin lance un centre spatial interactif pour enfants.    La Chine déploie des policiers de circulation robotisés : l'intelligence artificielle au cœur de la gestion urbaine    Le Sahel africain à l'épreuve du "modèle afghan"... l'Algérie joue-t-elle avec le feu ?    Rajoub et Israël... de la poignée de main d'hier à la rupture d'aujourd'hui dans les coulisses de la FIFA    Enseignement supérieur : La restructuration de la Faculté polydisciplinaire d'Errachidia actée    La SRM-CS inaugure un nouveau siège pour sa direction provinciale de Berrechid    Hooliganisme : L'AS FAR et le Raja Casablanca lourdement sanctionnés    Fête du travail : Les syndicats réaffirment leurs revendications    ONU: la revisión del mandato de la MINURSO entra en una fase decisiva    Ligue 1: Bilal Nadir de retour à la compétition avant la fin de la saison    Maroc – Etats-Unis : Christopher Landau en visite à la base militaire des FAR de Benguerir    Conflit au Moyen-Orient : Les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions contre l'Iran    L'Inspecteur Général des FAR s'entretient avec le Secrétaire à l'armée de terre des Etats-Unis    100 Marocains qui ont fait l'Histoire : Mouna Hachim revisite la mémoire plurielle du Maroc    Aide à la production cinématographique : La liste des projets retenus dévoilée    Los embajadores de Marruecos y Francia han enviado una invitación a Mauritania para la conferencia internacional sobre la paz    Corazón de Marruecos: Una telenovela entre México y Marruecos    Salé. 22.695 interpellations suite à 75 jours d'opérations sécuritaires ciblées    Agadir accueillera en octobre la Francophonie scientifique mondiale    Rabat. L'Inspecteur Général des FAR s'entretient avec le Secrétaire à l'armée de terre des Etats-Unis    Journée d'affaires Maroc-Irlande pour explorer de nouvelles opportunités    Livres au Maroc : l'écart de 3 000 titres qui interroge les statistiques    Arrestation de 136 individus suite aux violences lors du match entre les FAR et le Raja    Les ambassadeurs du Maroc et de la France ont adressé une invitation à la Mauritanie pour la conférence internationale sur la paix    Corazón de Marruecos : Une telenovela entre le Mexique et le Maroc    « Musée Mohammed VI : voyage au cœur de l'héritage de Mohamed Melehi    L'Allemagne reconnaît la souveraineté économique du Maroc sur le Sahara    Casablanca : le nouveau Consulat général des Etats-Unis inauguré    Le directeur de la NASA félicite le Maroc : Ensemble, nous construisons l'avenir de l'exploration spatiale    Boulemane: Près de 22 MDH mobilisés en 2025 pour améliorer les conditions des personnes en situation de handicap    Les températures attendues ce vendredi 1er mai 2026    Le Maroc soutient la candidature d'Infantino à la présidence de la FIFA    Championnats arabes d'athlétisme U20 : Le Maroc finit en tête avec 36 médailles    Bourse : le MASI gagne 8,29% en avril    Emploi : Younes Sekkouri défend une vision intégrée    Parlement panafricain: la délégation du Maroc boycotte une élection jugée "illégale"    Rabat : Moulay El Hassan préside l'ouverture du SIEL 2026    Le Prince Moulay El Hassan préside l'ouverture de le 32e édition du SIEL    Jazzablanca 2026 : Le programme complet de 10 jours de jazz, et bien plus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Perspectives économiques : la Banque mondiale prévoit une croissance modérée pour le Maroc en 2026
Publié dans Les ECO le 20 - 01 - 2025

Selon la Banque mondiale, la croissance devrait afficher un taux de 3,9% en 2025 avant de ralentir à 3,4% en 2026, dans l'hypothèse d'une amélioration des conditions météorologiques et de l'augmentation de la production agricole. Pour ce qui est de 2024, la croissance n'a pas dépassé 2,9%.
En dévoilant ses nouvelles prévisions de croissance, la Banque mondiale ne laisse guère d'espoir aux économies en développement, dont le Maroc, qui devraient terminer le premier quart du XXIe siècle avec des perspectives de croissance à long terme au plus bas depuis 2000.
Dans un contexte marqué par le repli progressif de l'inflation et des taux d'intérêt, l'économie mondiale devrait croître de 2,7% en 2025 et en 2026, soit un taux comparable à celui de 2024.
Dans les économies en développement, la croissance se consolidera autour de 4% au cours des deux prochaines années, mais cette performance, en deçà des niveaux pré-pandémie, ne sera pas suffisante pour permettre d'accomplir les progrès nécessaires, notamment la réalisation des objectifs de développement.
Pour le Maroc, où la croissance devrait s'établir à 3,5%, au premier trimestre 2025, selon le HCP, elle se tituera, selon la Banque mondiale, à 3,9% en 2025 avant de fléchir à 3,4% en 2026, dans l'hypothèse d'une amélioration des conditions météorologiques et de l'augmentation de la production agricole en 2025. Pour ce qui est de 2024, la croissance a ralenti, selon le même rapport, pour atteindre 2,9%, principalement en raison d'un ralentissement de la production agricole et de la succession des années de sécheresse.
Afrique du Nord : sécheresse et incertitude
La région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) a été marquée, outre la sécheresse, par un climat d'incertitude persistant lié à l'intensification des tensions géopolitiques et des conflits. Ceci est particulièrement vrai pour le Maroc et la Tunisie avec une croissance qui devrait passer de 1,8% en 2024 à 3,4% en 2025 et 4,1% en 2026.
Les projections pour 2025 sont plus faibles que celles anticipées en juin, du fait principalement de la prolongation des coupes volontaires de production pétrolière par plusieurs grands pays exportateurs. Ces perspectives économiques régionales sont particulièrement incertaines, dans un contexte marqué par la poursuite des conflits armés et des tensions toujours vives dans plusieurs pays.
Au Maroc, la croissance devrait atteindre 3,9% en 2025 avant de ralentir à 3,4% en 2026, dans l'hypothèse d'une amélioration des conditions météorologiques. En Algérie, la croissance a ralenti à 3,1% en 2024, principalement en raison des contraintes qui pèsent sur l'activité pétrolière, et ce, en raison de l'augmentation de la demande de pétrole et de l'envolée de ses cours.
À noter que les prévisions tablent sur 3,4% en 2025 et 3,3% en 2026. En Libye, la croissance devrait atteindre une moyenne de 9% par an en 2025-26, dans l'hypothèse d'une reprise complète de la production pétrolière. Quant à l'activité, elle devrait diminuer de 2,7% en 2024, en grande partie à cause des troubles politiques antérieurs.
En Tunisie, la persistance de la sécheresse et la faiblesse de la demande intérieure ont contribué à une reprise économique plus lente que prévu en 2024, avec une croissance estimée à 1,2%. De ce fait, la croissance devrait remonter à 2,2% en 2025 et à 2,3% en 2026, soutenue par l'amélioration du financement extérieur et de la demande intérieure.
Des prévisions revues à la baisse pour les Pays du CCG
Dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), la croissance devrait se consolider, pour atteindre 3,3% en 2025. Les projections ont toutefois été revues à la baisse par rapport aux prévisions de juin (-1,4 point de pourcentage), en raison de la prolongation des baisses volontaires de la production de pétrole. Parmi les exportateurs de pétrole non membres du CCG, l'activité devrait rester faible dans les pays concernés par ces ajustements.
En ce qui concerne les pays importateurs de pétrole, la croissance devrait repartir à la hausse pour s'établir en moyenne à 3,9% en 2025-2026, sous l'effet principalement d'une demande intérieure plus soutenue, sur fond d'atténuation des pressions inflationnistes. En Egypte, l'activité devrait s'intensifier à la faveur d'une consommation privée portée par le reflux de l'inflation et les envois de fonds des travailleurs émigrés ainsi que par des investissements financés par les Emirats arabes unis.
La croissance devrait s'accélérer en Jordanie, au Maroc et en Tunisie, et se tasser à Djibouti, principalement en raison de la stabilisation de l'activité portuaire. Les perspectives de croissance restent particulièrement incertaines pour le Liban, la Syrie, la Cisjordanie et la bande de Gaza ainsi que pour le Yémen. La persistance des préoccupations sécuritaires dans un contexte de fortes tensions géopolitiques devrait freiner la croissance et accentuer l'incertitude.
Yassine Saber / Les Inspirations ECO


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.