Le financement proviendra principalement des revenus pétroliers alloués dans le cadre du budget annuel de financement (ABFA), ainsi que des redevances minières. Ces ressources sont en cours de réorientation vers des secteurs clés tels que les routes et les transports, l'énergie et la production d'électricité, les infrastructures numériques ainsi que le développement urbain et rural. « Il ne s'agit pas d'une petite impulsion ou d'un rafistolage. Il s'agit d'une réinitialisation économique, alimentée par un investissement massif de 10 milliards de dollars dans ''Big Push'' pour le développement des infrastructures», a souligné le vice-ministre des Finances, Thomas Ampem Nyarko. Les besoins du Ghana en infrastructures sont considérables. Selon les estimations du gouvernement, le pays aura besoin de 37 milliards de dollars par an au cours des 30 prochaines années pour atteindre ses objectifs de développement, tous secteurs confondus. Rien que l'entretien des infrastructures existantes nécessitera environ 8 milliards de dollars supplémentaires par an. Le ministre a noté que le pays a obtenu un score de 47 sur 100 dans l'indice du Global Infrastructure Hub, un niveau inférieur à la moyenne des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Cela illustre un sous-investissement chronique. Il a par ailleurs indiqué que les fonds publics ne suffiront pas à répondre à ces besoins. «La marge de manœuvre budgétaire est limitée, et les demandes sont considérables. Les PPP [les partenariats public-privé, Ndlr]ne sont pas seulement utiles, ils sont indispensables », reconnaît-il, soulignant que le Fonds d'investissement pour les infrastructures du Ghana (GIIF) jouera un rôle clé dans la création de structures dédiées (SPV) pour mobiliser des capitaux privés, des financements mixtes et des fonds internationaux pour le développement.