Fès: décès du premier proviseur marocain du lycée Moulay Driss    La CGEM et la DGI s'associent pour réduire les litiges entre l'Administration fiscale et les entreprises    Couverture sociale : la Banque accorde un prêt de 400 milliards au Maroc    Porté disparu à Midelt, un technicien de 2M retrouvé sain et sauf    Ce qu'a dit Moncef Slaoui sur le vaccin choisi par le Maroc    Institut Cervantes : Le cycle du cinéma "Courts-métrages au féminin" en ligne du 7 au 30 décembre    Covid-19 : L'Etat soutient les traiteurs touchés par la crise    2M: voici le nouveau directeur de l'information    Le Syndicat national de la presse marocaine dénonce les insultes de Ziane contre les journalistes    Marché automobile: Les ventes en chute cette année    L'Intérieur dénonce les déclarations irresponsables visant des institutions sécuritaires nationales    Le tourisme balnéaire au cœur du plan de relance du secteur à Dakhla Oued Eddahab    Tout ce qu'il faut savoir sur la nouvelle cellule terroriste démantelée par le BCIJ à Tétouan (vidéos)    Décès de Aziz Abdelaziz Aïouch, 1er proviseur marocain du lycée Moulay Driss de Fès    Casablanca: décès suspect dans une clinique privée, la famille dénonce    La date des prochaines vacances scolaires au Maroc    Sahara marocain : ARTE dévoile au grand jour les fake news du « polisario »    Le film marocain «Much Loved» bientôt sur Netflix !    Guergarat. L'Algérie ne lâche pas le morceau    CNSS. Indemnité pour perte d'emploi : les coulisses d'une réforme    Personnes en situation de handicap : l'accès à l'éducation et l'intégration professionnelle au centre de deux conventions interministérielles    La rappeuse marocaine « Khtek » parmi les 100 femmes influentes dans le monde    Une nouvelle cellule terroriste démantelée à Tétouan    La directrice de la comm' de la Maison Blanche jette l'éponge    Devises vs Dirham: les cours de change de ce vendredi 4 décembre    Coup de filet du BCIJ: démantèlement d'une cellule terroriste à Tétouan    Exclusif – Premières révélations sur l'opération anti-terroriste en cours à Tétouan (vidéo)    BCIJ : Démantèlement d'une nouvelle cellule terroriste à Tétouan (photos)    ONU : Le cannabis sort de la liste des drogues les plus dangereuses    Sahara marocain : ARTE dévoile les Fake news du polisario    Le Hassania d'Agadir tient ses AG le 15 décembre    Mort de VGE: Macron décrète un jour de deuil national mercredi    Evolution du coronavirus au Maroc : 4334 nouveaux cas, 368.624 au total, jeudi 3 décembre à 18 heures    Décès de Mohammed Abarhoune    Ligue des champions : Paris revient, Chelsea déroule    Les prémices d' une saison prometteuse pour le CAYB    Le Wydad fin prêt pour la reprise de la Botola    Festival international Cinéma et migrations d'Agadir. Une édition 100% digitale    Abondantes chutes de neige, vague de froid et fortes averses de vent    Le régime algérien prend en otage les séquestrés de Tindouf pour un « choix politique fallacieux »    Ait Taleb: la date de démarrage de la campagne de vaccination n'est pas encore fixée    Le sport national en deuil : Saïd Bouhajeb n'est plus de ce monde !    Le Groupe arabe salue les efforts inlassables de SM le Roi pour la défense d'Al-Qods    Messaoud Bouhcine: «Les arts vivants sont en crise»    LOI DE FINANCES 2021 : UN BUDGET DE CONVALESCENCE    Jamel Debbouze provoque Booba pour le buzz (Vidéo)    16 cas testés positifs au sein du MAS à la veille de la nouvelle saison : "Jouer football mais penser Covid-19 " !    Cancel Culture : Le bûcher des réseaux sociaux brûle de bon feu    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Taxe de solidarité : Benchaaboune campe sur ses positions
Publié dans L'opinion le 29 - 10 - 2020

Intervenant hier lors de la réunion de la Commission des finances de la première chambre dans le cadre de la discussion générale du PLF 2021, le ministre de l'Economie et des Finances, Mohammed Benchaaboun, a fait des mains et des pieds pour défendre la «contribution sociale de solidarité», proposée par l'Exécutif. Néanmoins, ses arguments sont loin de convaincre l'opinion publique, surtout qu'une minorité seulement passera à la caisse, vu les faibles mesures d'incitation fiscale dont dispose le Royaume.
Malgré moult critiques et remarques adressées par plusieurs experts à propos de la «contribution sociale de solidarité» prévue par le projet de Loi de finances 2021, l'argentier du Royaume ne lâche pas du lest. Devant les membres de la Commission des finances, Mohammed Benchaaboun a intensément défendu la très polémique mesure, jugée «inéquitable», par les principales forces politiques de l'opposition et à leur tête l'Istiqlal.
Essayant de la justifier, il a indiqué que le Royaume fait «face à une conjoncture exceptionnelle qui a durement impacté nos ressources financières, et nous sommes en train de mettre en place un chantier de réforme tant attendu par les Marocains, à savoir celui de la généralisation de l'assurance maladie obligatoire ». A court d'arguments, Benchaaboune a rappelé que près de 22 millions marocains vont bénéficier de ce chantier, dont 10 millions en situation précaire, inscrits au RAMED, et qui pourront, aujourd'hui, bénéficier de cette assurance maladie obligatoire, à l'instar de leurs concitoyens opérant dans les secteurs public et privé ou exerçant une activité libérale.
«Cette catégorie de Marocains ne mérite-elle pas que nous soyons solidaires avec elle pour qu'elle puisse accéder aux soins dans des conditions qui préservent sa dignité? Ne devrions-nous pas consolider les valeurs de solidarité auxquelles les Marocains se sont spontanément adhérés dans cette conjoncture exceptionnelle, et qui incarne les dispositions de l'article 40 de la Constitution?» s'est-il défendu.
A sa décharge, les ménages marocains démunis ont effectivement aujourd'hui, plus que jamais, besoin de soutien. Une réalité à laquelle les députés ne se sont nullement opposés, ni renié. En revanche, ces derniers appellent la tutelle à résoudre la très compliquée équation de l'équité fiscale avant d'acter ces mesures.
Il est de notoriété publique, qu'au niveau des personnes morales, seulement une poignée d'entreprises au Maroc sont transparentes, les autres peuvent facilement esquiver cette contribution en jouant sur les comptes. D'ailleurs le ministre lui même a indirectement corroboré cette réalité en déclarant que «99% des entreprises ne sont pas concernées par cette mesure, étant donné qu'elles déclarent un bénéfice inférieur à 5 millions de dirhams (MDH), ou un résultat déficitaire». Ainsi, le «1%» restant va payer cher le prix de la transparence.
Les pays leaders dans le domaine de la protection sociale à l'échelle mondiale ont instauré ce type de contributions de solidarité pour financer leurs systèmes de protection sociale de manière permanente et non exceptionnelle, et à des taux plus élevés que ceux proposés dans le cadre du PLF2021, a plaidé Benchaaboun. Or, lesdits pays sont plus stricts et surtout plus structurés sur le plan fiscal.
Par ailleurs, Benchaaboune a estimé que pas moins de 92% des salariés ne sont pas concernés par cette mesures, «vu que leur salaire net ne dépasse pas 10.000 dirhams». Là encore, la question de l'équité se pose du fait que ceux qui passeront à la caisse sont surtout les fonctionnaires et quelques employés du secteur privé. Seulement 6% de ces derniers touchent un salaire mensuel net supérieur à 10.000Dhs, certes, mais un pourcentage beaucoup plus important de salariés exclus du nouvel impôt dépasse largement cette somme par le jeu des primes non-soumises à l'impôt.
In fine, le ministre des finances a affirmé que l'Exécutif est prêt à interagir avec les propositions des parlementaires, en ce qui concerne la contribution de solidarité pour les personnes physiques, néanmoins, concernant les entreprises, touchées de plein fouet par la crise, l'affaire semble être bouclée.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.