Le Parti de la justice et du développement (PJD) s'est solidarisé avec les pays arabes dans la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Le parti s'est également positionné en soutien au Liban, appelant les États à former un axe de résilience pour la défense de la stabilité et des intérêts des peuples. Dans un communiqué diffusé après la réunion ordinaire de son secrétariat général tenue à la fin de la semaine, le PJD a exprimé son rejet de ce qu'il a qualifié d'« agression brutale sioniste-américaine contre l'Iran, son peuple et ses ressources, ainsi que de l'agression sioniste flagrante contre la souveraineté et le territoire du Liban ». Le PJD a également appelé les dirigeants iraniens à ne pas s'attaquer aux pays arabes, leurs voisins dans la région, en soutenant qu'une contre-attaque contre ces derniers serait une « dérive vers une guerre totale et un affrontement majeur et prémédité entre les États d'une même nation ». Dans son communiqué, le parti islamiste a également mis en garde contre des manœuvres qui entraîneraient l'ensemble de la région « dans une guerre par procuration qui ne servirait que la volonté de domination et d'hégémonie sioniste-américaine ». Le PJD a ainsi exprimé son « rejet absolu de toute atteinte à la sécurité et à la stabilité des États arabes et islamiques frères ainsi qu'à leurs intérêts vitaux, ainsi que des attaques manifestes et injustifiées menées par l'Iran contre ses voisins du Golfe ». Pour le parti, cette guerre serait l'expression d'un « plan sioniste malveillant visant à contrôler les États, les peuples, les lieux saints et les capacités de notre nation selon une logique théologique falsifiée, mensongère, trompeuse et dangereuse ». Regrettant un « affaiblissement » du droit international et des institutions internationales, ainsi que « l'abandon des principes, des valeurs, de l'éthique et des normes devant régir la gestion des conflits et le traitement des crises », le PJD a appelé à faire preuve de responsabilité, à unifier les positions et à coordonner les efforts pour former un axe de résilience pour la défense de la stabilité et des intérêts des peuples face aux dangers. Dans un autre registre, le parti, qui s'apprête à participer aux prochaines élections législatives de septembre, a critiqué les œuvres audiovisuelles et télévisées diffusées durant le mois de Ramadan. Il a en ce sens dénoncé « le niveau dégradé atteint par de nombreux programmes diffusés par les deux chaînes de télévision publiques, la première et la deuxième, durant ce mois béni », appelant les deux chaînes à respecter la spécificité et la sacralité de ce mois, en évitant de « heurter les sentiments des familles marocaines musulmanes par des scènes choquantes ». Il a ainsi estimé que les deux chaînes nationales avaient le devoir de respecter les « constantes nationales unificatrices de la nation marocaine et des cahiers des charges », soulignant que ces médias, étant des chaînes publiques financées par l'argent du peuple marocain musulman, se doivent de proposer des programmes respectueux des valeurs de la société marocaine musulmane.