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Le parcours de soins : un outil de réussite de la mise en œuvre de la vision Royale dans la santé et la protection sociale.
Publié dans L'opinion le 04 - 09 - 2022

La loi cadre 06-22, relative au système de santé, adoptée lors du Conseil des Ministres présidé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 13 juillet 2022 apporte les fondements nécessaires à la refonte du système national de santé, chantier incontournable pour accompagner et mettre en œuvre la vision Royale de la généralisation de la protection sociale et de l'assurance maladie obligatoire AMO.
Parmi les grands apports qui vont assurer la réussite de la refonte du système de santé et celle de la généralisation d'une assurance maladie viable et pérenne figure entre autres l'instauration du parcours de soins dans le privé alors qu'il n'était appliqué que dans le public depuis une quinzaine d'années.
Le parcours de soins se base sur la coordination des soins et services de santé offerts aux assurés par un médecin traitant, médecin généraliste, médecin de famille placé à l'entrée du système de santé et c'est pourquoi les anglo-saxons appellent ce médecin Gatekeeper. Son rôle est d'assurer le premier niveau de recours aux soins, coordonner le suivi médical, accompagner et orienter le patient dans le parcours de soins coordonnés, gérer le dossier médical, assurer en coordination avec le médecin spécialiste le protocole de soins pour une affection de longue durée et assurer les actes de prévention personnalisée.
Le passage par le médecin traitant permet de faire gagner du temps au patient en étant accompagné et orienté par un médecin au lieu de consulter plusieurs médecins d'une manière arbitraire avant de consulter le médecin qu'il fallait dès le départ. Il fait gagner au patient un précieux temps pour avoir un diagnostic et une prise en charge adaptée précoces et des chances de guérison plus amples. Le respect du parcours fait gagner au patient et aux caisses de maladie des dépenses autrement inutiles, comme il fait gagner au système de santé une utilisation optimale des ressources humaines puisque les médecins examineront des patients qui relèvent effectivement de leurs spécialités et non des patients qui se sont trompés de parcours en atterrissant chez un gastro alors qu'il s'agissait d'un problème cardiaque par exemple.
Le parcours de soins basé sur la médecine de première ligne est une stratégie défendue par l'OMS depuis environ un demi-siècle et appliquée par de nombreux pays depuis des décennies déjà comme par exemple en Espagne, en France, aux pays Bas, en Allemagne, en Grande Bretagne pour ne citer que ceux-ci. La mise en place de ce parcours a permis à ses pays d'assurer l'équilibre de leurs caisses d'assurances maladie, de gagner des milliards d'euros tout en améliorant la qualité des soins et en optimisant le rendement de leurs professionnels de santé.
Le parcours de soins n'entrave nullement la liberté de choix des patients. Le respect du parcours donne droit à des remboursements plus importants que le non-respect, mais ne prive nullement quiconque de consulter le médecin de son choix en dehors du parcours, seuls le seuil des remboursements changeront pour privilégier la rationalisation et l'optimisation de l'usage des ressources humaines, financières et matérielles.
Le parcours ne concerne pas des pathologies dont la prise ne charge par des spécialités est évidente comme l'ophtalmologie, la pédiatrie, la gynécologie, ou les consultations d'urgence ou dans le cadre d'un suivi avec un spécialiste dans le cadre d'une maladie chronique ....
La refonte du système national de santé dans le cadre de la vision Royale ne peut se faire que sur la base de réformes, dont le parcours de soins, qui ont fait preuve de leur importance et de leur apport dans le monde, et qui font l'unanimité des recommandations de toutes les instances de médecine, de santé et d'économie de santé à l'échelle internationale avec l'OMS en tête.
Ces pays ont opté pour un passage par le médecin généraliste, sauf la France qui a opté pour médecin traitant qu'il soit généraliste ou spécialiste. Dans les faits 97% des assurés français ont choisi un médecin généraliste. La mission de médecin de famille qui accompagne le patient ne se résume pas à référer les patients mais à assurer leur prise en charge, la coordination, la prévention. S'il est difficile d'imaginer un neuro chirurgien par exemple assurer la vaccination des enfants, le dépistage du cancer du sein, la coordination des soins du patient diabétique et autres, la préparation des médecins généralistes pour ces missions selon des protocoles et des cahiers de charges bien définis est un préalable à la réussite du chantier.
Tayeb Hamdi, médecin, chercheur en politiques et systèmes de santé.


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