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Télégramme
Publié dans L'opinion le 10 - 05 - 2012

On n'en parlera jamais assez. Il faut croire qu'ils ont tout essayé pour la plage de Rabat dans un état délabré où, heureusement, les touristes ne se rendent pas et où les rares visiteurs étrangers qui risquent d'y faire trois petits tours se demandent si elle relève réellement de la Wilaya et de la Commune dont les décideurs ne viennent jamais pour se rendre compte de l'état des lieux.
Avec le retour du beau temps, tout indique que l'allée du « moon », où il n'y a ni « noon » sacré ni bancs publics comme sur les plages de rêve, restera toujours pleine de crevasses et de pierres rejetées par les tempêtes de l'hiver dernier.
La plage de Sid El Yabouri ressemble de plus en plus à Sidi Moussa où les équipements socio-éducatifs font terriblement défaut. On a accordé des autorisations pour des clubs de surf qui ont installé des structures de fortune.
Là encore, comme dans les stades, la jeunesse qui a perdu le goût de la liesse est livrée à elle-même. Aucune association citoyenne - à qui on demande tout aujourd'hui après les avoir vues avec un œil suspect – ne s'occupe de cette plage et de ses habitués à qui on devrait lancer une bouée de sauvetage. stop.
Khadija cuisinière, des mains d'or, dans une ambassade européenne, dans un pays africain, a été victime d'un accident de travail qui lui a brûlé les deux jambes. Elle fut rapatriée à Rabat sans la moindre indemnité. C'est tout juste si on lui a payé le billet d'avion et avec de quoi survivre durant un misérable mois.
Depuis, elle tente de défendre ses droits comme elle peut.
Partout où elle va, on lui demande des papiers alors qu'elle travaillait au noir et son amie de Rabat qui l'avait recommandée lui disait que, du côté paperasse, ça finira par s'arranger.
Son cas est désespérant. Elle fait le tour des journaux où personne ne veut montrer du doigt son employeur chez qui elle préparait des spécialités marocaines qui lui faisaient honneur.
Une cuisinière abandonnée à son triste sort, avec deux jambes brûlées. Une opération de « tajmil », qui coûte 4 millions de centimes, c'est pas un cas social qui attire l'attention. A toute fin utile, contactez le 0674 63 71 08. stop.
Saïd B. Un cas alarmant. Il joue au tiercé plus qu'il ne respire. Son fils, un travailleur immigré qui bosse dur en Italie, lui envoie presque tous les quinze jours un mandat DHL dont il cache le montant à sa femme. L'argent envoyé est destiné, en principe, à nourrir ses deux enfants en bas âge et sa femme qui ne joint pas les deux bouts en vendant du « beghrir » ou des œufs durs à la sortie de « chmane difir ». Une occupation comme une autre de plus en plus courante en ces temps durs à cuire.
L'argent dépensé dans le tiercé à Bab El Had, où la tête des joueurs traduit une accoutumance déprimante, fait pitié à la femme de Saïd qui rêve de devenir « saïd » quand il empochera le quinté dans l'ordre.
Quant au fils prodigue, qui trompe sa « ghorba » dans le calendrier de la Ligue et qui envoie régulièrement des euros, il ne sait pas que la moitié est dépensée dans les courses qui vident les bourses. stop.
On ne sait pas si le patron de la TV tunisienne qui n'a pas tenu compte des Résolutions onusiennes sur le droit à la parole et le respect des autres, qui a été condamné pour le film iranien diffusé sur sa chaîne, a pris le temps de regarder avant de le programmer.
Aussi, il ne faut pas rejoindre les justiciers de plus en plus dans le policier qui jettent l'opprobre sur les tranches malpropres, dit-on. Ce que rapportent les médias européens ne doit pas être pris pour argent comptant. Avec les temps qui courent, qui donnent à boire et à manger aux basses-cours, où on parle d'atteindre à la liberté à bout de champ, sans tenter le recours, il faut se méfier des parti-pris pas toujours pris la main dans le sac. stop.
Impôt sur la fortune. Les propositions sont tellement compliquées dans un pays où des chanceux se sont longtemps sucrés sans passer par la Cosumar qui en a marre d'être accusée par les diabétiques, que l'amendement de la semaine dernière – détails sur l'Internet – risque de ne pas provoquer des polémiques. Déjà que les charges de la brigade légère ne sont pas passées comme une lettre « fel bosta » qui est devenue une banka citoyenne. Contrairement à celle où on a supprimé le chèque guichet pour mieux arrondir ses frais qui sentent le brûlé. stop.
Le tollé général soulevé chez les pros du tourisme après la déclaration dans une école coranique, presque en aparté et non pas dans un congrès dans un palace panoramique, s'est estompé. On rappelle juste que 500.000 emplois sont menacés dans le secteur. Alors qu'il n'y a pas que ça.
Des milliers de personnes sont concernées de près ou de loin par la «Siyaha» qui découvre les vertus de la «Saraha» sans servir les tables ni desservir les lignes aériennes.
Des millions de citoyens contribuent à la bonne marche du tourisme. De l'artisan à Bab Boujloud au dessinateur de babouches à Souk Sebbat dont les modèles ont été publiés dans «Harper's Queen», bravo l'artiste, au conducteur de la calèche de Guéliz qui transporte des touristes venus d'Anderlecht passionnés par le Royal Tennis Club qui ne fait pas payer son hammam – prononcez «ammam» comme Brigitte Bendahmane - 250 DH l'entrée comme celui de la rive droite, les 500.000 emplois dont on parle sont soutenus par des milliers d'autres. stop.
Dozem à qui il arrive de doser ses soirées qui ignorent le thématique a diffusé un film documentaire : «De Tinghir à Jérusalem», on préfère dire Al-Qods pour rappeler l'occupation illégitime. Kamal, l'auteur de ce témoignage, rappelle une évidence qu'on savait déjà. Les Marocains de confession juive sont plus attachés à leur mère patrie que tous les autres enfants de Sidna Moussa, originaires de Blida ou de Gafsa qui se sont installés à Torento ou à San Marino. Les Marocains de confession juive retournent toujours pour un pèlerinage à Figuig ou au patelin de Raguigue pour se ressourcer. Les liens avec leur terre natale sont loin d'être une affaire banale. stop.
Le chanteur Eric Charden, mort du cancer après son passage chez Michel Drucker a ému la France et des millions de spectateurs dans le monde.
Ça nous rappelle que ce n'est plus une maladie honteuse, même le SIDA ne l'est plus, une maladie qui ne se chope pas dans les ventes de surplus, mais comme un sort du destin qu'on découvre un matin après une visite chez le praticien qui ne cache plus rien à ses patients.
Au Maroc, on n'a pas le sens du drame qui met en larmes les gens hyper sensibles. Mais il serait temps qu'on en parle comme d'une maladie comme une autre afin de dissiper les mauvais nuages et qu'on fasse comme si de rien n'était. stop.
Tiens-tiens, des «papaghiyos», qui attendent que les jeux soient faits pour papillonner, se sont jetés sur François Hollande et ses réseaux, Jamal Debbouze qui n'a d'ailleurs pas remis en cause la politique méprisante de Sarkozy sur les immigrés, André Hadjez, le compagnon de Ségolène Royal, la malheureuse qui a perdu en 2007, Martine Aubry dont le mari est accusé d'être pro-islamiste et qui est né dans l'Oriental, un proche de Oualaâlou etc., etc… Bref, Hollande et son monde sont devenus fréquentables depuis la victoire qui a mis les points sur les «i», en éloignant Sarkozy qui croyait que l'effet magie et trompe - l'œil pouvait durer.
En fait, il fallait être visionnaire comme on l'a été, il y a des mois, en misant plutôt sur Najat Vallaud Belkacem, originaire de Bni Chiguer près de Nador, qui sera peut-être dans le gouvernement du héros de la Correz qui n'a pas souri à la Bernadette pleine de dettes qui habite chez les Libanais richissimes. Nous avons cité Belkacem, il y a des mois, avant qu'on parle des réseaux de François Hollande dont beaucoup ne le voyaient pas à l'Elysée.
A l'époque où tout le monde n'avait d'yeux que pour Rachida Dati qui soutena, la peur au ventre, le candidat de l'UMP qui risque de subir les mêmes affronts que le RPR entré droit au mur et l'UDF qui n'a pas payé ses factures de l'EDF… stop.
Chalet vert. Démolition interrompue. Une partie de la toiture touchée. stop.
Cuisine russe, chez Pouchkine, avenue de la Victoire. Un régal strogonof sur un air slave. stop.


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