Bourita : Le Maroc réaffirme son soutien aux pays arabes face aux tensions régionales    La contribution culturelle des créateurs belgo-marocains à l'honneur à Bruxelles    Santé. Akdital change d'échelle et accélère à l'international    L'artisanat marocain brille au Salon SMAP IMMO de Bruxelles    Hilton ouvre son premier Hampton au Maroc    Le Maroc réaffirme son soutien aux Etats arabes et appelle à contenir l'escalade iranienne    Migration : l'Europe durcit le ton sur les expulsions, vers un tournant assumé    Emprisonnés aux Etats-Unis, Nicolas Maduro et sa femme se disent "forts" et "sereins"    Football : Ayyoub Bouaddi laisse planer le suspens pour son choix entre le Maroc et la France    Younès Belhanda accusé d'avoir agressé un ancien coéquipier en Turquie    le Maroc désigné pays hôte de la CAN U17, Motsepe salue une "fiabilité organisationnelle"    CAN 2025 : la CAF s'en remet au TAS pour trancher le litige Maroc-Sénégal    Mercato : Brahim Diaz attise les convoitises en Angleterre, son prix fixé    CAF announces reforms to bolster its credibility following the controversies surrounding AFCON 2025    Cooper Pharma organise les 1ères Assises de l'Observance Thérapeutique autour des traitements de l'hypertension    FICAM 2026 : Une ouverture sur la jeunesse et l'évolution du cinéma d'animation    Thiago Pitarch choisit l'équipe nationale espagnole plutôt que le Maroc    Maroc – Paraguay : nouveau test, nouvelles réponses attendues pour Ouahbi    Un 3ème sélectionneur marocain au Mondial 2026 ? Le scénario prend forme    Les Marocains en tête des bénéficiaires de nationalités de l'UE en 2024 après les Syriens selon Eurostat    La FMEJ critique la gestion gouvernementale du projet de loi sur le CNP retoqué par la Cour Constitutionnelle    Moroccan newspaper publishers criticize draft law on National Press Council restructuring    Moroccans rank second in acquiring EU nationalities in 2024    Malabo. Bourita met en avant la Vision Royale de la coopération Sud-Sud au premier Sommet de l'OEACP    Festival [IN]VISIBLE 2027 : le Maroc au cœur de l'innovation immersive et mémorielle    Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU    Autriche : Un consulat honoraire marocain inauguré en Carinthie    Barid Al-Maghrib émet un timbre-poste pour la 58è session de la CEA    Tarfaya : la lagune de Naïla, un havre prisé des camping-caristes étrangers    Cadmium : OCP Nutricrops anticipe les standards européens et s'inscrit dans la trajectoire recommandée par l'ANSES    Politique : Le RNI donne l'opportunité aux jeunes d'assumer leurs responsabilités    Diaspo #434 : En France, Amine Le Conquérant se réapproprie l'Histoire des châteaux    Morocco reaffirmed, on Saturday in Malabo, its unwavering commitment to renewed South-South cooperation, based on partnership and concrete solidarity, in line with the enlightened Vision of His Majesty King Mohammed VI, may God assist Him.    L'économie chinoise renforce sa position grâce à un important excédent des transactions extérieures    USFP : Lachgar alerte sur une pression accrue sur le pouvoir d'achat des ménages    Nasser Bourita représente Sa Majesté le Roi au 11e Sommet de l'OEACP à Malabo    Polluants éternels : les experts européens préconisent une "large restriction"    Climat extrême : face au changement climatique, le Maroc accélère sa révolution météorologique    Pétrole vénézuélien : les majors tentées mais prudentes    Royaume-Uni : Starmer «désireux» de limiter certaines fonctionnalités addictives des réseaux sociaux    HPS : un RNPG de 106 MDH en 2025, en hausse de 40,5%    France : Gims mis en examen pour blanchiment aggravé    Journée mondiale du Théâtre : Willem Dafoe rappelle la puissance unique de la scène    Musée national de Rabat : "Let's Play – Réenchanter le monde", quand la photographie invite à rêver    Chutes de neige et averses orageuses accompagnées de grêle, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces    « K1 », la nouvelle série policière sur 2M, dès le 31 mars 2026    La Chine envoie un nouveau satellite test dans l'espace    Rabat : cycle de conférences pour repenser les féminismes depuis une approche décoloniale    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Des écologistes plaident pour un changement radical de la politique agricole
Publié dans Maroc Diplomatique le 12 - 08 - 2022

Le Maroc souffre depuis quelques années d'un stress hydrique croissant provoquant une inquiétude chez les écologistes. Réunis autour du mouvement « Maroc environnement 2050 », ces écologistes lancent un véritable plaidoyer consistant à « l'arrêt immédiat » de deux cultures fruitières tropicales gourmandes en eau, à savoir la pastèque et l'avocat.

Face à la raréfaction des ressources hydriques et dans un contexte où le Royaume est en proie à sa pire sécheresse depuis 30 ans, les revendications pour un changement radical de la politique agricole au Maroc, se font de plus en plus nombreuses.
Le dernier appel est lancé par le mouvement « Maroc environnement 2050″, qui plaide à une révision de la politique agricole. le mouvement promeut l'arrêt de la culture de la pastèque et de l'avocat.
Face à une situation d'urgence, le mouvement a appelé , par la même occasion, le gouvernement à éliminer toutes les cultures qui assèchent les nappes phréatiques du pays et favorisant la sécheresse.
Dans son plaidoyer, le mouvement « Maroc environnement 2050 » soutient que l'avocatier consomme une quantité énorme d'eau sachant qu'un kilo d'avocat, soit environ cinq fruits, demande à lui seul 1.000 litres d'eau.
Parallèlement, un kilo de pastèques planté dans le désert consomme 45 litres d'eau en cas de recours à la technologie du goutte-à-goutte. De ce fait, "une pastèque pesant 10 kg peut consommer 450 litres d'eau douce", selon le mouvement.
→ Lire aussi: Stress hydrique : après l'eau sanitaire, l'eau potable se raréfie
A cet égard, les écologistes estiment que le Maroc exporte en réalité l'une de ses ressources naturelles les plus précieuses, à savoir son eau souterraine, pour l'exporter sous forme de fruits. Chose qui constitue "une menace" à la sécurité en ressources hydriques du pays d'autant plus que la culture de l'avocatier nécessite une irrigation par l'eau potable.
Le mouvement s'est appuyé sur l'exemple de la pastèque dont le poids est composé à 80 % d'eau pour rappeler que son exportation n'est autre que l'exportation d'une denrée rare à protéger. « L'exportation de 10 kg de pastèques à l'étranger , est équivalente à une quantité de 8 kg d'eau souterraine non renouvelable donnée à l'étranger sans retour. » affirme-t-il.
Par ailleurs, d'autres experts soulignent l'intérêt d'avoir une niche "prometteuse" capable de générer de la valeur ajoutée à l'agriculture marocaine. Mais aussi d'aider à pallier les défaillances de la balance commerciale agricole. Comme ils mettent l'accent sur ces apports aussi bien sur le plan social que sur le plan économique, dans la mesure où la culture de l'avocatier permet de drainer des investissements colossaux de l'étranger .
C'est un dilemme donc qui se pose avec acuité. Faut-il produire ces cultures fruitières destinées à l'exportation ou conserver les ressources hydriques sachant que ces dernières sont en baisse continue.
En effet, la pénurie d'eau se fait de plus en plus sentir dans différentes régions du Royaume.
Le ministre de l'Equipement et de l'Eau, Nizar Baraka, a souligné, au cours d'une rencontre avec la Commission de l'énergie, des mines et de l'environnement à la Chambre des représentants, que l'ensemble des bassins hydrauliques du Royaume connaissent un déficit criard, affectant ainsi l'approvisionnement en eau potable de plusieurs régions du pays.
Une situation alarmante qui soulève des interrogations sur la pertinence et l'efficacité des politiques déployées par le gouvernement.
Certes, le Maroc a mis en place une série de stratégies pour minimiser les dégâts et faire en sorte que la situation s'améliore dans les années à venir. La construction d'ici 2023 de 120 barrages fluviaux ainsi que le renforcement des programmes dédiés au dessalement des eaux de mer et des eaux usées en font partie.
Cependant, ces mesures restent « insuffisantes » , selon Mohamed Benata, ingénieur agronome, docteur en géographie et président de l'Espace de solidarité et de coopération de l'Oriental (ESCO).
«Le Maroc a institué des politiques publiques, surtout dans le domaine agricole, visant à la surexploitation des ressources hydriques souterraines pour l'encouragement de la production et l'exportation des cultures trop consommatrices d'eau. Cela a conduit au rabattement de toutes les nappes phréatiques à travers le pays, ce qui est une erreur stratégique très grave. Le Maroc a fait beaucoup d'effort en matière de construction de barrages, seulement une étude d'évaluation de cette expérience de plus de soixante ans devrait être faite pour tirer les conséquences et les leçons». déplore-il
Par ailleurs, l'ingénieur agronome a fait savoir que « seules des pluies salvatrices de la prochaine saison septembre-octobre peuvent sauver le pays d'une catastrophe sociale, économique et environnementale », compte tenu de la situation actuelle des ressources hydriques qu'il qualifie de « critique ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.