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Transport : Cet été, grosse galère en perspective pour le retour des MRE au Maroc
Publié dans Yabiladi le 23 - 03 - 2012

La crise à la Comarit Comanav ne cesse de s'approfondir alors que le ministère du Tourisme marocain annonce une baisse de 16% du nombre de vols hebdomadaires entre le Maroc et l'étranger entre l'hiver 2010-2011 et l'hiver 2011-2012. Deux indicateurs qui font planner un risque sur l'Opération transit 2012. Analyse.
Plus de Comanav-Comarit et -18% de vols entre le Maroc et l'Europe en un an, le retour estival des MRE sera compromis si la situation actuelle perdure. Le ministère marocain du Tourisme a indiqué, en février, que le nombre de vols en provenance de l'étranger et à destination du Maroc a baissé de 16% entre l'hiver 2010-2011 et l'hiver 2011-2012. Au total 198 vols hebdomadaires ont été supprimés entre le Maroc et le reste du monde, dont 176 depuis l'Europe.
Plus de vols ni de ferries ?
La Royal Air Maroc, au bord de la faillite depuis la fin de l'été dernier, a réduit en un an ses fréquences sur l'Europe de 33%, passant de 379 à 253 vols par semaine, rapporte la Vie Eco. Ryanair a suivi la même pente. Elle a réduit ses liaisons hebdomadaires de 144 vols à 115. En octobre 2010, la compagnie avait annoncé, pour 2011, la suppression de ses lignes aériennes au départ de Marseille et à destination de Nador, Tanger, Marrakech et Agadir. A la même période, Air Arabia a totalement supprimé sa ligne entre Casablanca et Paris. Si cette forte réduction du nombre de vols en un an se confirme cet été, il faudrait alors compter, sur les 14 semaines que compte en moyenne l'opération transit, sur 523 908 sièges en moins, alors que près de 1,2 millions de MRE avaient emprunté, l'an dernier, la voie aérienne pour revenir au Maroc, auxquels s'ajoutent les touristes.
La voie maritime depuis la France et l'Espagne est compromise, également, depuis janvier. A partir d'aujourd'hui, vendredi 23 mars, la Comarit, au bord de la faillite, ne peut plus assurer la liaison maritime entre la ville de Tarifa, au sud de l'Espagne, et Tanger par son fast ferry le «Boughaz Express». Le conseil d'administration de l'Autorité portuaire de la baie d'Algesiras lui refuse le droit de s'amarrer en raison des dettes accumulées par la Comarit auprès du port. Déjà, entre fin décembre et début janvier, les 3 navires de la compagnie marocaine liant Sète à Tanger sont bloqués à Sète et 4 autres à Algésiras. Des saisies conservatoires, demandées par différentes entreprises, ont été prononcées pour des dettes non remboursées par la Comarit.
Pas encore de solutions
18% de vols en moins et la Comarit forfait pour cet été, le gouvernement marocain a pris conscience du risque de blocage, du moins pour les voies maritimes de retour des MRE. Un appel d'offre a été lancé par le ministre de l'Equipement et des Transports, le 7 mars, pour l'exploitations des lignes abandonnées, temporairement souhaite le ministère, par la Comarit : Tanger-Med Sète, Nador-Sète et Nador Alméria. Cette reprise des liaisons par un nouvel opérateur devrait se faire du 1er mai 2012, peu avant le lancement de l'opération transit, et pour un an seulement. La GNV, compagnie italienne, est la seule à s'être déclarée ouvertement intéressée par l'offre, mais rien n'a été conclu. La compagnie italienne envisageait d'allonger des liaisons déjà existantes entre l'Italie et l'Espagne, notamment. Une offre qui pourrait compliquer le service offert aux passagers embarquant à Gêne, s'il fallait multiplier les escales et qui nécessitera forcément l'emploi de nouveaux bateaux. Une nouvelle réunion interministérielle a été tenue le 15 mars pour tenter de trouver une solution pour l'été et de renflouer la Comarit, mais elle n'a débouché que sur une déclaration d'intention.
Côté aérien, rien n'est envisagé à l'heure actuelle, à notre connaissance, par les pouvoir publics. Les compagnies aériennes, en fonction de la demande, pourraient réagir de leur propre chef et augmenter, cet été, les fréquences et les liaisons entre l'Europe et le Maroc. Toutefois, les raisons qui les ont poussés à réduire la voilure ne sont pas simplement attachées à la baisse de la demande, mais également à une situation économique qui est propre à chacune d'elle. Ryan Air a supprimé sa base à Marseille et donc ses liaisons vers le Maroc parce qu'elle refusait de respecter le droit du travail français pour ses employés qui travaillaient en France. Difficile d'imaginer la compagnie rétablissant ses vols pour les besoins des MRE. Jet4You est une filiale de TUI Travel, un groupe en difficulté depuis plus d'un an. Elle a fusionné le 10 janvier, avec Jet Air Fly, une autre filiale du même groupe. De la même façon, la flexibilité de la Royal Air Maroc, habituellement sollicitée au nom de ses obligations de services publique, est aujourd'hui quasi nulle, étant donné sa situation financière.
La loi de l'offre et de la demande pour réguler la crise
Qui reste-t-il pour pallier les manques ? Easy Jet, Transavia, éventuellement Air Arabia et Air France pourraient être sollicitées sinon par les pouvoirs publics, du moins pas la demande du marché. Une bonne nouvelle pour Air France, qui peine à remplir ses avions à destination du Maroc. La compagnie française a misé sur les vols au départ des villes de province, mais pour l'heure son taux de remplissage, à destination du Maghreb, est de 60%, rapporte Jeune Afrique.
Les MRE qui préfèrent prendre le bateau, seront, eux aussi, dépendant des compagnies étrangères ou seront bloqués à quai, si l'appel d'offre lancé par le ministère des Transports devait échouer. Le détroit de Gibraltar sera couvert par les liaisons des différentes compagnies espagnoles. La situation ne manquera pas d'entrainer une hausse des tarifs de la traversée par bateau, alors que le prix du billet, déjà 3 à 5 fois supérieur à la traversée Calais-Douvre, est très élevé. En décembre 2011, trois compagnies espagnoles, Acciona Transmediterranea, FRS et Balearian, ont ainsi été condamnées par le Conseil espagnol de la concurrence, à 16 3 millions d'euros, pour entente sur les prix sur la ligne Algésiras-Sebta.


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