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Rachida Khalil, une Rebeu en vannes
Publié dans Albayane le 28 - 02 - 2016

Les humoristes «beurs» font des ravages sur la scène artistique en France. La société, dans sa diversité, a donné naissance à des talents aussi décapants les uns que les autres. Jamal Debbouze, Gad El Maleh, Atrassi, Bouder et d'autres dominent la scène,
de la tête aux pieds, et le phénomène ne fait que commencer.
La nouveauté, c'est l'arrivée de l'élément féminin, chose qui n'était ni possible, ni concevable, il y a encore quelques années.
Et lorsqu'on parle de femme, c'est automatiquement le nom de Rachida Khalil qui nous vient à l'esprit. De culture franco-marocaine, elle a révolutionné la scène en apportant une nouvelle vision et en révélant la face cachée des choses. Une imagerie fluide, des scènes bien choisies et une présence distinguée, tout ce qu'il faut pour impressionner. Mais c'est plutôt cette perception de femme qui est originale et qui façonne les images et les idées.
«C'est un humour qui est basé sur nos faiblesses, sur les miennes en premier lieu ; et c'est vrai qu'il y a des peuples plus joyeux que d'autres, plus enclins à rire et à sourire. L'humour, est tout d'abord une nature, ensuite un pari ; celui de faire rire avec des sujets graves. Même si mon père n'était qu'un cheminot, il était très porté sur l'humour», reconnaît-elle.
Et comme Rachida Khalil est très attachée à son pays d'origine, elle ne rate pas une occasion pour aller se ressourcer et retrouver ces blagues et cet humour marocain qui a d'ailleurs beaucoup influencé son style. L'amour du Maroc n'exclut pas l'ouverture sur les autres comme elle l'explique. «Je n'aime pas le repli communautaire, quel qu'il soit. J'aime mon pays avec une force inimaginable, mais j'aime l'humanité dans sa globalité, comme je peux détester avec la même puissance, par ailleurs. C'est la différence, le regard oblique, la frilosité des uns et des autres qui créent un peu la caricature et alimentent la haine des uns et des autres. Evidemment, ce que je fais n'est pas une tribune politique, mais en même temps, c'est une haine qu'il est difficile de passer sous silence quand on est une Marocaine ou une apatride à qui on a promis des droits qui me paraissent comme des valeurs refuge telles que la laïcité, la liberté d'expression et surtout l'égalité des droits. En découle le sentiment d'injustice qui déclenche systématiquement la radicalisation et la récupération politique, et c'est surtout cela le danger», confesse-t-elle.
Pour autant, Rachida Khalil, devenue une adresse incontournable dans la scène artistique française, garde la tête sur les épaules et n'entend pas se laisser berner par les sirènes du succès et de l'argent.
«Je trouve que mon succès n'a pas été fulgurant ; je n'aime pas trop me corrompre ! C'est un travail de longue haleine que j'ai entrepris d'abord sur moi-même, et ensuite, sur la société qui m'entourait», avoue-t-elle. Ce n'est pas pour autant qu'elle accepte la première proposition de n'importe quel rôle.
«J'aime la scène plus que tout. Cette unité qui s'opère sur scène, je ne la retrouve nulle part ailleurs. On m'a proposé des rôles qui nécessitaient l'accent de ce personnage et tout le tralala, mais j'avais peur de devenir une bouffonne pour faire plaisir à des gens que je trouvais faciles », précise-t-elle. Et d'ajouter : «J'ai trouvé cela dangereux pour l'avenir de nos enfants. Je n'avais aucune envie de galvauder cette haine. Autrement, mon combat sur scène n'aurait pas de sens. C'est très difficile d'avoir des valeurs dans un milieu qui n'en a absolument pas. Je pense qu'il faudrait qu'une révolution de la culture s'opère en France».
Beaucoup de talents oui, mais aussi et surtout beaucoup de bon sens et d'engagement. Rachida Khalil fait ainsi partie non seulement des humoristes mais aussi de ces intellectuels marocains, franco-marocains et maghrébins, qui font l'actualité en France.
Les humoristes «beurs» font des ravages sur la scène artistique en France. La société, dans sa diversité, a donné naissance à des talents aussi décapants les uns que les autres. Jamal Debbouze, Gad El Maleh, Atrassi, Bouder et d'autres dominent la scène,


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