Sommet arabe : Tebboune envoie un nouveau message à l'émir du Qatar    Réouverture des frontières marocaines : Bourita opte pour la prudence    Wall Street sauve les meubles et termine en hausse    CAN-2021: Le Cameroun bat les Comores (2-1) et accède aux quarts de finale    La capacité d'accueil des cités universitaires en hausse de 7% pendant l'année en cours (ministre)    Burkina Faso : les militaires annoncent avoir pris le pouvoir et s'engagent au "retour à l'ordre constitutionnel"    Des Wissams Royaux accordés à des fonctionnaires de l'Education nationale    Lydec renouvelle ses réseaux de Maârif    Le pain ou la maladie: l'étendue du dilemme marocain    Banques: la position de change s'améliore    La Bourse de Casablanca débute ce lundi en légère hausse    Environnement: HIT RADIO et l'UE récompensent les meilleurs projets (VIDEO)    USFP. Jawad Chafik: « Il n'existe aucun amendement servant l'intérêt de Lachgar! » (VIDEO)    Les Houthis tirent des missiles contre les Emirats et l'Arabie    Présidentielle. Macron: « J'annoncerai ma décision en temps voulu »    Sahara marocain: des experts US taclent l'Algérie    Chelsea: Ziyech s'exprime après son superbe but contre Tottenham    CAN: tout ce qu'il faut savoir sur le match Maroc-Malawi    Real Madrid-Elche: Benzema cambriolé pendant le match (PHOTO)    Retour des l'ambassadrice du Maroc en Allemagne au cours de cette semaine    Maroc: reprise des cours en présentiel dans plusieurs écoles    Alerte météo: chutes de neige dans plusieurs villes du Maroc    Omicron au Maroc: le pic de la vague atteint (Dr Merabet)    Narjis El Hallak célèbre le baptême de sa fille: la cérémonie comme si vous y étiez (VIDEOS)    «L'homme est né pour se perdre dans l'étendue inconnue de son périple»    «Indigo» de Selma Bargach dans les salles de cinéma    Les Industries Culturelles et Créatives présentent une étude sur la transformation du secteur    Enquêtes de conjoncture: le HCP appelle les entreprises à souscrire à la plateforme digitale    Liban: l'ex-Premier ministre Saad Hariri annonce son retrait de la vie politique    Rapport de HRW: la partie réservée au Maroc présente des données « sans fondements ni réels ni juridiques    Selim Amallah : « On devra être à 100% pour faire la différence »    PL : Tottenham envisage d'enrôler Sofyan Amrabat    CAN 2021: les Comores défient le Cameroun, la Guinée affronte la Gambie    Covid-19: Que sait-on du sous variant d'Omicron BA.2 ? (Spécialiste)    La Fondation Zakoura fête ses 25 ans d'engagement en faveur du développement humain    Mondial (Qatar-2022)- Matchs barrage-Afrique. L'Algérie ... encore «sabotée» ?    L'écosystème marocain face à un nouveau risque, les abeilles désertent    HRW accusée d'implication dans une «campagne politique systématique hostile» au Maroc    Turquie: l'aéroport d'Istanbul paralysé par la neige    Meknès : Restauration des mosaïques de Volubilis    Pour financer sa croissance, Mutandis augmente son capital à la bourse de Casablanca    Aide à l'Ukraine: la Commission européenne prépare un nouveau « paquet » de 1,2 milliard d'euros    Stof, la punk attitude comme manière de vivre...Un documentaire fort et percutant à (re)voir en Replay    Températures prévues pour le mardi 25 janvier 2022    Covid-19/France : Le pass vaccinal remplace le pass sanitaire à compter de ce lundi    Armand Boua révèle ses «enfants de Yopougon» et de Tanger chez Montresso    « Les constellations de la Terre », le paysage plastique au Maroc    La justice britannique examine la demande d'appel de Julian Assange pour suspendre son extradition    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Wole Soyinka, première et unique «âme noire» nobélisée
Publié dans Albayane le 30 - 05 - 2017

Il y a 31 ans, Wole Soyinka fut le premier écrivain noir nobélisé. Il en demeure jusqu'au aujourd'hui le seul lauréat noir à avoir décroché le prix Nobel de littérature. Ecrivain engagé au profit des questions sociétales et intellectuelles de son pays et de toute l'Afrique. Cette plume aux semailles des vents avait quitté les Etats-Unis quand Donald Trump avait été élu. Il s'y installe en Afrique du Sud pour rejoindre l'Université de Johannesburg.
En effet, l'auteur âgé de 83 ans, dont l'œuvre littéraire est singulière, avait occupé le poste de l'attaché à l'institut des affaires africaines-américaines de New York University. C'est en 2016 que Soyinka a quitté le pays de l'oncle Sam après une carrière riche et importante d'une vingtaine d'années.
Il est inutile de présenter son œuvre à la fois polymorphe et occidentalisée dans deux mots. En revanche l'écrivain de la fameuse pièce de théâtre «Le Lion et la perle» était l'une des voix littéraires qui ont opposé au courant littéraire et politique qui a été créé durant l'entre-deux-guerres par des écrivains francophones africains en l'occurrence Aimé Césaire, le poète Léopold Sédar Senghor, Guy Tirolien et bien d'autres voix littéraires actives dans le champ littéraire africain. Du théâtre à la poésie en passant par le roman, la vision du monde de Wole Soyinka puise dans la réalité dramatique des africains et l'existence humaine. Il va sans dire que ses œuvres traversent les frontières de la localité. Bref, elles sont universelles.
Ainsi le dramaturge via le bais du théâtre incarne la réalité de son pays, évoque les problèmes de sa génération et pense le devenir d'une Afrique proie des guerres, de la famine, de l'ignorance et de la colonisation.
Son style est dans cette dimension du renouveau, de l'excellence et de la maîtrise littéraire. Car entre tradition et modernité, les œuvres théâtrales de Wole Soyinka sont mêlées entre la tradition du spectacle africain connu localement et l'art classique et moderne du théâtre occidental. A vrai dire, le dramaturge s'inspirait du particulier pour embrasser l'universel. Ce qui faisait d'ailleurs l'originalité de son œuvre !
L'homme avait consacré une part importante de ses écrits à l'écriture dramatique en publiant en effet après la célébré pièce «Le Lion et la perle» éditée en 1958, «La Danse de la forêt» parue en 1960, une pièce de théâtre en l'honneur de l'indépendance nigériane.
D'autres pièces de théâtre ont vu le jour les années 60 et 80. Dans cette optique nous songeons aux pièces La Route (1965), Bacchae (1973), La Mort et l'écuyer du roi (1975), Opera Wonyosi (1981).
La poésie et le roman ne sont pas en reste de son œuvre fondamentale. Cette figure de proue de la littérature africaine a enrichie les étagères de la bibliothèque universelle avec des œuvres mettant en lumière la société nigériane, les massacres commis au Biafra, dont «Les Interprètes» sorti en 1965 et «Une Saison d'anomie» édité en 1973. Et ce n'est pas tout ! L'auteur avait publié en 1982 un récit autobiographique intitulé : Aké. Dans le roman que dans la critique Soyinka a avait publié également des textes critiques où présente sa vision vis-à-vis de la littérature africaine et des mythes.
En d'autres termes c'est à travers l'écriture, avec toutes ses formes bien évidement que continent africain a été interrogé, pensé et révélé au monde.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.