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Tillerson retourne dans le Golfe où la crise est dans une impasse
Publié dans La Nouvelle Tribune le 20 - 10 - 2017

Les Etats-Unis vont tenter une nouvelle fois de débloquer la crise du Golfe lors d'une visite du secrétaire d'Etat Rex Tillerson en Arabie saoudite et au Qatar, mais avec peu d'espoir de surmonter l'impasse actuelle.
« Je ne m'attends pas vraiment à une résolution rapide », a reconnu jeudi, dans un entretien avec l'agence Bloomberg, le chef de la diplomatie américaine, qui se rend à partir de ce weekend à Ryad puis Doha.
Un pessimisme qui tranche avec l'optimisme de Donald Trump: le président américain prédisait il y a un mois une fin rapide à cette crise d'une gravité sans précédent pour le Golfe.
Rex Tillerson, qui connaît bien la région pour avoir longtemps dirigé le géant pétrolier ExxonMobil, avait échoué lors d'une première mission en juillet à réconcilier le Qatar et quatre voisins arabes, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn et Egypte.
Le 5 juin, deux semaines après une visite de Donald Trump à Ryad, ce « quartet » mené par le royaume sunnite avait rompu toute relation avec Doha en l'accusant de soutenir le « terrorisme » et de se rapprocher de l'Iran chiite, et avait imposé un blocus très dur. Le Qatar nie tout soutien à des groupes extrémistes et accuse en retour ces pays arabes de vouloir empiéter sur sa souveraineté.
Depuis, c'est l'impasse, malgré une médiation du Koweït.
Et alors que le président américain avait dans un premier temps donné le sentiment de soutenir l'isolement du Qatar, son ministre des Affaires étrangères, qui a toujours gardé le contact avec toutes les parties, blâme désormais ouvertement le « quartet » de pays arabes.
« Il semble y avoir une vraie absence de volonté de la part de certaines parties à s'engager » dans un dialogue, a déploré Rex Tillerson. « Il revient maintenant aux dirigeants du quartet de dire quand ils veulent s'engager dans le dialogue avec le Qatar, parce que le Qatar a été très clair: eux ils sont prêts à s'engager ».
– Inde et Pakistan
Selon sa porte-parole Heather Nauert, le secrétaire d'Etat est « découragé » par l'absence d'avancées, mais il va « encourager les pays à s'asseoir pour discuter ». « On ne peut pas les forcer à faire quelque chose qu'ils ne veulent pas faire », a-t-elle toutefois prévenu.
« Tillerson va leur dire: +allez les enfants, soyez adultes et revenez sur vos demandes absurdes pour aboutir à un compromis », estime Simon Henderson, du groupe de réflexion Washington Institute for Near East Policy.
Le « quartet » a émis en juin une série de demandes au Qatar, dont les principales sont, aux yeux de ce chercheur, la fermeture de la chaîne Al-Jazeera et la fin du soutien à plusieurs groupes de la région. Mais le Qatar « n'a fait aucune concession à part se dire ouvert à des négociations », et « personne ne veut perdre la face », poursuit Simon Henderson. « Il faut que les Etats-Unis s'impliquent ».
Rex Tillerson se rendra ensuite au Pakistan et en Inde pour sa première visite en Asie du Sud depuis l'arrivée au pouvoir de l'administration Trump, qui a présenté en août sa stratégie pour le conflit en Afghanistan.
A Islamabad, il évoquera avec plusieurs dirigeants « le rôle crucial du Pakistan pour le succès » de cette stratégie, selon le département d'Etat. Le président Trump a mis une forte pression sur les autorités et l'armée pakistanaises, accusées d'être trop tendres à l'égard des talibans.
A New Delhi, il doit tenter de mettre en musique le « partenariat stratégique » renforcé que les Etats-Unis veulent avoir avec l'Inde pour le « prochain siècle », longuement vanté dans un discours cette semaine à Washington. « Le secrétaire d'Etat passe beaucoup de temps à gérer des problèmes. L'Inde, elle, est une opportunité », fait valoir un haut responsable de la diplomatie américaine.
Après avoir mis l'accent sur le rôle positif joué par New Delhi dans le développement de l'Afghanistan, afin d'accroître la pression sur les Pakistanais, frères ennemis des Indiens, les Etats-Unis jouent cette fois l'opposition entre l'Inde, une « grande démocratie », et la Chine, « une société non démocratique ».
Enfin, le secrétaire d'Etat discutera à Genève des crises humanitaires avec des responsables de plusieurs organisations internationales, avant de regagner Washington le 27 octobre.


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