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Coronavirus - Déplacement dérogatoire: La tournée des auxiliaires d'autorité se poursuit
Publié dans L'Economiste le 24 - 03 - 2020

Les contrôles des attestations de déplacement dérogatoire ont démarré ce week-end, et ont été intensifiés depuis lundi. Plusieurs barrages ont été installés au milieu des villes. Les policiers effectuent également des contrôles aléatoires auprès des automobilistes (Ph. YSA)
L'état d'urgence sanitaire entré en vigueur vendredi 20 mars, inclut des restrictions de déplacements pour les citoyens. Les sorties sont désormais encadrées et limitées au strict nécessaire. Toute personne qui sort de son domicile doit être munie d'une attestation de déplacement dérogatoire.
Un document officiel qui doit être présenté aux forces de l'ordre en cas de contrôle. Ce document est valable tout au long de la période de confinement, qui s'étalera jusqu'au 20 avril prochain. Il comporte 5 cases qui justifient le déplacement à savoir : pour l'approvisionnement en produits de première nécessité (dans le périmètre du lieu d'habitation), pour les soins médicaux, pour l'achat de médicaments et pour une nécessité absolue ou cas de force majeure sous réserve de l'approbation par l'agent d'autorité qui signe et tamponne le document. Une autre case est dédiée au déplacement pour le travail avec la mention du secteur d'activité et l'adresse professionnelle.
Pour aller travailler, l'attestation de travail dûment signée et cachetée par la direction de l'entreprise est suffisante pour justifier le déplacement auprès des autorités.Durant le week-end dernier, les auxiliaires d'autorité (Moqadem) ont effectué leurs tournées dans différents quartiers afin de remettre le document. Toutefois, certaines zones n'ont pas encore reçu la visite des autorités compétentes, laissant ses habitants désorientés.
«Nous demandons aux citoyens d'être compréhensifs. Les tournées des auxiliaires d'autorité se poursuivront durant les prochains jours et plusieurs fois, et ce jusqu'à la fin du confinement», précise-t-on au ministère de l'intérieur. A noter que l'attestation de déplacement dérogatoire n'est pas valable sans la signature de l'auxiliaire d'autorité. Toute personne qui sort sans son document dûment signé risque des sanctions.
En effet, toute violation des ordres et décisions des autorités publiques est passible d'une peine d'un à trois mois d'emprisonnement et d'une amende allant de 300 à 1.300 DH, ou l'une des deux peines. Ce projet de décret vient d'être adopté dimanche 22 mars par le conseil de gouvernement.
Tilila EL GHOUARI
■ Opération bouclée pour la majorité des quartiers de Rabat
Depuis l'annonce de l'état d'urgence sanitaire au Maroc, on assiste à une forte mobilisation au niveau des agents et auxiliaires de l'autorité locale notamment les Moqadems. Ces derniers devaient assurer la distribution de l'attestation de déplacement dérogatoire aux personnes concernées. La préparation de ces documents a exigé leur présence dans les bureaux jusqu'à 5h du matin du vendredi dernier, indique une source proche du dossier. Ce qui a permis d'entamer leur distribution à partir de midi du même jour (vendredi), indique un agent d'autorité au niveau de la région d'El Akkari. Pour certains quartiers, Agdal et Yakoub Al Mansour, il a fallu attendre le passage du Moqadem jusqu'à l'après-midi du samedi. Au niveau de la région d'El Akkari, plus de 98% des personnes concernées ont reçu leur autorisation, selon notre source. Même tendance pour les autres arrondissements de la capitale. A noter la forte mobilisation des syndics des immeubles et des résidences dans la réussite de cette opération.
N.E.A.
■ A Fès, une attestation de sortie très difficile à prendre
Difficile d'avoir le fameux sésame de sortie si le moqadem ne vient pas. Surtout, pour ceux qui n'ont ni connexion internet, ni imprimante, chez eux pour imprimer le fameux document et aller le faire signer. Et sans document, comment sortir de chez soi? Certains disent qu'il faut appeler le Moqadem pour qu'il vienne à la maison avaliser le document. Mais encore pour cela faudrait il avoir le numéro de téléphone de ce Moqadem. Bref, c'est l'imbroglio total! Signalons que plusieurs habitants de la capitale spirituelle (sis aux quatre coins de la ville) affirment qu'ils n'ont toujours pas reçu l'autorisation de sortie. Celle-ci était censée être distribuée par les agents d'autorité vendredi dernier.
Y.S.A
Tanger: En attendant le Moqadem
Le passage du Moqadem est sur toutes les lèvres notamment dans le nord. La fameuse autorisation exceptionnelle de sortie pour pouvoir vaquer à des occupations urgentes ou alimentaires se faisait encore attendre dans de nombreux quartiers des villes de la région Tanger- Tétouan-Al Hoceima. Si dans certains quartiers, surtout au centre des principales villes, l'agent d'autorité est passé, il se fait toujours attendre dans d'autres. Toutefois, dans certains cas, le document délivré ne comportait aucune signature! Est-il valable? Certains pensent encore, qu'une fois rempli par leurs bons soins, ce document vierge de signature peut être présenté aux autorités qui elles le cachèteraient à la première occasion ou au premier contrôle.
A noter que la sortie de dizaines de jeunes dans les rues de Tanger la nuit de samedi dernier a augmenté d'un cran les mesures de contrôle. Ils sont devenus beaucoup plus stricts dès la soirée du dimanche afin de décourager les badauds de rompre la discipline du confinement sanitaire.
A.A
Marrakech: Sos Moqadem
Marrakech, certains habitants sont confinés sans aucune autorisation de sortie. En effet, les autorités (Moqadems) qui devaient remettre ce fameux sésame de sortie, ne sont pas encore passés dans certains quartiers comme Guéliz, Targa, Massira 2, Issil, et même dans des quartiers populaires. Certains ont essayé de contacter leur Moqadem par téléphone et SMS, mais en vain. De l'autre côté, les autorités sont intransigeantes: sans ce fameux sésame, aucune voiture ou piéton ne peut passer par exemple au Guéliz. D'autres quartiers constitués en association ont pris les devants et contacté leurs moqadems pour faciliter l'opération.
B.B.
Oujda: Bousculade aux arrondissements
La distribution des autorisations exceptionnelles de déplacement se poursuivait à bon train ce lundi 23 mars, à Oujda. Toutefois, il était différent d'un arrondissement à un autre. Ce qui a poussé plusieurs citoyens à se bousculer autour des 18 arrondissements, que compte la commune urbaine d'Oujda, pour se procurer le document en question avec le risque de contamination des demandeurs et des employés. Or, selon le communiqué de l'intérieur le document en question devrait être délivré à domicile.
L'opération de distribution des attestations est assurée par une centaine de caïds et Mokadems qui sillonnent les différents quartiers de la ville depuis samedi dernier tout en sensibilisant les citoyens à l'importance du confinement.
En matière d'organisation interne, la commune urbaine d'Oujda a délivré 300 autorisations à ses fonctionnaires qui assurent les services de permanence et de base: le bureau communal d'hygiène, service des travaux et service de l'éclairage public. Des agents qui travaillent 24/24 h avec des opérations de désinfestation des locaux administratifs, services municipaux et privés ainsi que les moyens de transport et places publiques. «Le but est de faire réussir l'état d'urgence sanitaire et minimiser les cas de contaminations possibles », explique Mohammed Yousfi, directeur général des services à la commune d'Oujda.


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