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Des catastrophes inévitables ?
Publié dans Les ECO le 10 - 03 - 2010

Excepté certaines régions du pays, les bulletins météo n'annoncent encore rien de bon et l'accalmie ne sera pas au rendez-vous durant les quelques prochains jours. Selon la Direction de la météorologie, et rien que pour aujourd'hui, de fortes pluies sont attendues sur les villes du nord, notamment à Fès (35 mm), Rabat (26 mm) et Taza (43 mm). Cette dernière a d'ailleurs été fortement touchée par les fortes pluies qui ont provoqué, mardi, la mort de deux personnes. Toutefois, les zones rurales sont plus malmenées, du fait que les douars se trouvent quelques fois près des oueds et les risques des crues sont très fréquents.
L'organisation, première coupable
Dans la commune de Itzer-dans la région du Tafilalet- les pluies diluviennes ont emporté, dans la nuit du mardi, plusieurs maisons. Selon des sources sur place, le matériau de construction de ces dernières et le manque d'infrastructures seraient pour beaucoup dans cette catastrophe. «Le plus grave c'est que plusieurs familles de notre commune ne se sont même pas encore remises des dégâts engendrés par les pluies du 2 février 2009», fustige la même source.Pour comprendre ce qui s'est passé à Itzer, la réponse pouvait tout simplement être du côté des services de la météorologie ou du secrétariat d'Etat à l'Eau (SSE) qui a la responsabilité des barrages du pays. Premier constat, le barrage Ait Lhaj, situé dans la région des communes de Itzer, Ait Oufella et Tichoute, n'est pas recensé dans la liste de la situation quotidienne de remplissage des barrages. Et à titre indicatif, cette liste affichait pour le 10 mars 2010 un taux de remplissage de 100% pour 25 barrages sur l'ensemble du territoire. Côté crues, le barrage Ait Lhaj ne serait pas nécessairement «impliqué» dans la retenue ou non des eaux, puisque la problématique supposée serait plus due à un défaut d'organisation : «Même si la modernisation des systèmes d'alerte de crues est toujours effectuée avec notre aval, elle n'est lancée qu'à l'initiative des Agences des bassins hydrauliques», avoue Abdelhamid Benelfadel, chef de la division des ressources en eau au SEE. Même son de cloche chez les Agences des bassins hydrauliques : «Depuis 2004, nous avons entamé la modernisation de notre réseau. La collecte est automatisée, mais la transmission se fait encore par GSM. En cas de fortes intempéries, certaines stations n'émettent pas parce que le réseau GSM est brouillé», n'avait pas hésité à nous déclarer Abdallah Lmelaoui, chef du service réseau de mesure du bassin hydraulique de Souss-Massa. Au niveau de Maroc Météo, on n'hésite pas non plus à désigner la désorganisation comme première coupable dans la gestion des systèmes d'alerte. Les crues seraient donc causées par les pluies orageuses et par un dispositif d'annonce de crues qui tarde à être modernisé.
Gagner du temps sur les crues
Lancé en 2006, le projet de modernisation de l'Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia a coûté pas moins de 12 millions de dirhams. Le projet s'est déroulé sur 4 phases, incluant notamment l'installation des équipements de mesure des niveaux des oueds et de la pluviométrie, un poste de contrôle des crues au niveau du siège de l'Agence du bassin et la formation du personnel de l'agence ainsi que des représentants des autorités concernées par la gestion des crues (Protection civile, Gendarmerie royale, provinces, Direction de la météorologie nationale...) à l'utilisation du nouveau système d'annonce des crues. Cette formation a débouché sur la rédaction d'un manuel de procédures pour la gestion de l'alerte aux crues, depuis la collecte des données jusqu'à la transmission de l'information aux autorités en cas de nécessité.Ce nouveau dispositif opérationnel permettrait de gagner plusieurs heures dans l'annonce des crues, temps qui sera précieux pour les autorités en charge de la protection des biens et des personnes.
Du ballon à l'image satellitaire
En termes d'observation, les services de la météorologie nationale disposent de deux moyens de mesure et de détection des différents phénomènes climatiques.L'observation en altitude, comme son nom l'indique, permet la mesure en altitude, moyennant des radiosondages, par un lâcher de ballon-sonde dans l'atmosphère qui permet de collecter les valeurs des paramètres météorologiques (température, humidité, vent et pression) durant toute la phase d'ascension du ballon.La télédétection, deuxième moyen de mesure, regroupe quant à elle, trois types d'approche. Le réseau radar, un radar météo permettant la détection et le suivi des masses nuageuses et de leur déplacement pour des besoins de prévision à très courte échéance. Le réseau de Maroc Météo comprend cinq radars de type Doppler. Puis, l'imagerie satellitaire, un système de réception des données de haute résolution des satellites météorologiques de seconde génération. Dans ce cas précis, l'image satellite est disponible chaque 15 minutes sur des domaines géographiques couvrant le pays et pour différentes présentations spectrales (visible, infrarouge, vapeur d'eau...).Et enfin, le réseau Foudre, qui est un réseau de détection et de suivi des phénomènes orageux des services de détection et de mesure de Maroc Météo. Ce réseau se compose de capteurs de type Impact, permettant la localisation des impacts de foudre, des éclairs intra et inter nuages sur une grande partie du territoire national.


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