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La détérioration de la qualité de l'eau entrave la croissance économique
Publié dans Libération le 22 - 08 - 2019

Améliorer la qualité de l'eau. C'est l'une des recommandations principales formulées par la Banque mondiale dans son nouveau rapport intitulé « Quality Unknown : The Invisible Water Crisis » (Qualité inconnue : l'invisible crise de l'eau).
Dans ce document, rendu public mardi 20 août, l'institution de Bretton Wood s'alarme des risques que ferait courir la détérioration de la qualité de l'eau sur la croissance économique des pays aussi bien développés qu'en développement.
« Le monde est confronté à une invisible crise de la qualité de l'eau qui réduit d'un tiers la croissance économique potentielle des zones fortement polluées et menace le bien-être humain et environnemental », note l'organisation dans son rapport.
Si « l'eau propre est un facteur essentiel de croissance économique », comme le souligne le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, ce dernier fait savoir également que sa « détérioration entrave la croissance économique, aggrave les problèmes sanitaires, réduit la production de denrées alimentaires et exacerbe la pauvreté dans de nombreux pays ».
Ainsi que le relève le rapport, le manque d'eau potable réduirait la croissance économique d'un tiers.
Pour mieux apprécier les conséquences de la détérioration de l'eau potable, la Banque mondiale a constitué la plus grande banque de données au monde sur la qualité de l'eau à partir de statistiques relevées sur le terrain dans des stations de contrôle, au moyen de techniques de télédétection et selon le processus d'apprentissage automatique.
Après analyse des données recueillies, il est apparu que « la conjonction de bactéries, d'eaux usées et de produits chimiques et plastiques peut extirper l'oxygène de l'approvisionnement en eau et transformer l'eau en poison pour les êtres humains et les écosystèmes ».
Suite à de nombreuses observations, les auteurs de cette étude demandent que l'on accorde, au plan mondial, national et local, une attention immédiate à ces dangers qui menacent aussi bien les pays développés que les pays en développement.
Pour David Malpass, « les pouvoirs publics doivent prendre d'urgence des mesures pour lutter contre la pollution de l'eau de sorte que les pays puissent croître plus rapidement de manière équitable et durable sur le plan environnemental».
Et pour cause, lorsque la demande biochimique en oxygène -mesure de la quantité de pollution organique qui se trouve dans l'eau et mesure indirecte de la qualité globale de l'eau- dépasse un certain seuil, la croissance du PIB des régions situées en aval subit une baisse pouvant atteindre un tiers en raison des répercussions sur la santé, l'agriculture et les écosystèmes, explique la Banque mondiale dans un communiqué.
Selon le rapport, financé en partie par le Partenariat mondial pour la sécurité de l'eau et l'assainissement (GWSP), l'azote est l'une des principales causes de la mauvaise qualité de l'eau.
Répandu sous forme d'engrais sur les terres agricoles, cet élément finit sa course dans les rivières, les lacs et les océans où il se transforme en nitrates. Les enfants qui y sont exposés « dès leur plus jeune âge souffrent de problèmes de croissance et de développement cérébral qui ont des répercussions sur leur santé et, plus tard, sur leur capacité à gagner leur vie à l'âge adulte ».
Autre risque, et non des moindres : le ruissellement et le déversement dans l'eau de chaque kilogramme d'engrais azoté supplémentaire par hectare sont susceptibles de relever dans une proportion pouvant aller jusqu'à 19 % le niveau de retard de croissance chez les enfants et de réduire de quelque 2 % leurs revenus à l'âge adulte en comparaison avec des enfants non exposés à ces produits, souligne l'organisation.
Sur le plan agricole, le rapport fait remarquer que les rendements agricoles diminuent sous l'effet de l'augmentation de la salinité de l'eau et des sols résultant de sécheresses plus intenses, d'ondes de tempête et de l'accroissement de l'extraction d'eau.
Ce qui est préoccupant d'autant plus que « la quantité de nourriture que l'humanité perd chaque année à cause des eaux salées permettrait de nourrir 170 millions de personnes », rappelle la Banque mondiale.
Face à ces situations menaçantes, les auteurs dudit rapport recommandent diverses mesures pour améliorer la qualité de l'eau : politiques et normes environnementales ; évaluation exacte des charges polluantes ; systèmes efficaces d'application de la réglementation ; infrastructures de traitement des eaux facilitées par des mesures d'incitation en faveur de l'investissement privé ; communication d'informations fiables et exactes aux ménages pour encourager la participation citoyenne, entre autres.


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