Ph. Pierre René-Worms - RFI ‹ › Les tendances des dépenses internationales entrantes ont augmenté pendant la Coupe d'Afrique des nations (CAN 2025) tenue au Maroc, avec +190% des transactions transfrontalières en provenance des pays participants. Selon les analyses Visa, publiées ce vendredi, cette tendance est «principalement portée par les visiteurs en provenance de la Côte d'Ivoire, du Sénégal et de la République démocratique du Congo». «À eux seuls, les visiteurs de ces pays ont représenté plus de 60% de la croissance. Tous marchés confondus, les visiteurs de France, des Etats-Unis et du Royaume-Uni ont représenté près de la moitié de la hausse totale», fait savoir un communiqué. Ces analyses étudient la période du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, en se basant sur le Retail Spend Monitor de l'équipe Visa Consulting & Analytics. Il en ressort que «les six villes hôtes ont enregistré une augmentation des dépenses entrantes sur l'ensemble des marchés visiteurs, avec Rabat (+70%), Tanger (+55%) et Casablanca (+50%) affichant les hausses les plus significatives». Selon la même source, «les dépenses des visiteurs de courte durée (1 à 4 jours) issus des pays participants ont augmenté de 120%, tandis que celles des visiteurs de longue durée (5 jours et plus) ont progressé de 210%». Par ailleurs, les dépenses liées au sport ont connu une progression de 45%, grâce à une recrudescence des «achats de produits dérivés par les supporters et par une activité accrue dans les clubs sportifs». Aussi, les dépenses à domicile ont suivi la même tendance, avec +55% sur les livraisons de repas et les courses alimentaires. Directeur général de Visa Maroc, Sami Romdhane explique que ces chiffres «révèlent une dynamique positive et généralisée sur des catégories clés, allant des transactions internationales et des séjours de courte durée aux achats liés au sport et aux dépenses domestiques». Ils éclairent ainsi sur «la manière dont les supporters et les visiteurs ont choisi de s'engager à travers le Maroc durant ce magnifique tournoi».