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Maroc-Iran : Retour sur la main tendue de Hassan II au régime d'El Khomeiny
Publié dans Yabiladi le 25 - 11 - 2018

L'histoire des relations entre le Maroc et l'Iran ne se résume pas à une série de confrontations ponctuées de ruptures diplomatiques. Alors que les religieux s'emparaient du pouvoir, le royaume avait essayé de renouer le "dialogue" avec eux. Un "dialogue" lancé en 1978 par des hommes proches de Hassan II, sans doute au profit du shah Mohammad Reza Pahlavi. Retour sur un épisode moins médiatisé des liens entre Rabat et Téhéran.
Le roi Hassan II, au côté du président égyptien Anouar El Sadate, étaient les seuls leaders ayant accepté d'accueillir le shah après son départ d'Iran alors sue les capitales occidentales avaient tourné le dos à leur ancien allié. Pendant plus de deux mois, du 22 janvier au 30 mars 1979, le shah était ainsi l'invité du roi à Marrakech. Un accueil à l'origine d'ennuis pour le monarque aussi bien à l'intérieur de son royaume qu'à l'international. Malgré son soutien affiché pour le shah, Hassan II avait veillé à garder le fil du contact avec les nouveaux maîtres de Téhéran.
La chute de son ami ne l'a pas empêché de nommer, le 28 avril 1979, Abdehadi Tazi nouvel ambassadeur du royaume en Iran. La mission de l'universitaire-diplomate était claire : expliquer à Rouhallah Moussavi El Khomeiny et les siens que l'accueil du shah obéissait à des considérations purement religieuses et non pas politiques.
Timbre à l'effigie des deux chefs d'Etat, à l'occasion de la visite du roi Hassan II en Iran / Ph. Blog histoires timbrées
Diplomatie religieuse à la manoeuvre
Le choix de Tazi pour représenter le Maroc ne relevait pas du hasard. En 1978, l'historien alors ambassadeur à Bagdad avait rencontré au moins à deux reprises El Khomeiny. Celui-ci se trouvait alors exilé en Irak de Saddam Hussein, précisément à Najaf, la ville sainte pour les chiites.
Des réunions qui soulèvent, jusqu'à présent des interrogations : Tazi était-il porteur de messages politiques à El Khomeiny ou ces réunions étaient animés par la curiosité de l'académicien à vouloir cerner la figure de proue d'un mouvement qui allait changer le cours de l'Histoire ?
La piste d'une éventuelle médiation entre les religieux et le shah parait la plus vraisemblable, sachant qu'en octobre 1978 Hassan II avait envoyé son conseiller Abdelhadi Boutaleb à Qom en Iran, autre lieu saint pour la communauté chiite jaafarite, afin de discuter avec l'ayatollah Mohammad Kazem Shariatmadari.
L'imam El Khomeiny / DR
La rupture de 1980
Initialement, Boutaleb avait été mandaté pour négocier avec El Khomeiny en Irak mais la décision de Saddam de l'expulser vers Paris a contraint le conseiller royal à prendre la destination de Qom. Cette volonté de la part du pouvoir marocain de tendre la main aux nouveaux responsables iraniens n'était pas seulement du ressort exclusif des politiques, les religieux marocains étaient également incités à s'impliquer dans les relations.
Ainsi, en février 1979, soit quelques jours après son retour à Rabat, le secrétaire général de la Ligue des oulémas du Maroc, Abdellah Guenoun, adressait un message de félicitation à El Khomeiny pour la réussite de sa révolution. Un geste qui sera accompagné le 16 mai par une lettre similaire, signée cette fois-ci par la Ligue à l'occasion de son congrès annuel tenu à Oujda.
Cette main tendue de la part de Hassan II s'avèrera finalement non concluante. Le 27 février 1980, l'Iran reconnaissait la «RASD», autoproclamée par le Polisario. Colère au Maroc qui décide de riposter en annonçant la rupture de ses relations diplomatiques. Les oulémas qui quelques mois plutôt saluaient la révolution islamique en Iran, seront appelés à tirer à boulets rouges sur le régime chiite. Depuis, les relations entre les deux pays ont traversé de nombreuses tensions politiques et religieuses.


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