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Éditorial : L'État et le séparatisme
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 05 - 05 - 2005

Offrir la parole à des traîtres qui donnent libre cours à leur séparatisme au nom de la démocratie et de la liberté d'expression est un acte encore plus grave.
Finalement, la réaction est venue des proches de l'intéressé. Par un communiqué on ne peut plus limpide, on apprend que sa famille a décidé d'exclure Ali Salem Tamek “ de l'unité familiale, tribale et nationale“ en le qualifiant de “renégat“ et de traître, pour avoir porté atteinte aux sacrifices de leur tribu des Aït Oussa pour la défense de l'unité et de l'intégrité territoriale du Maroc.
Celui qui vient d'être banni par les siens proclame depuis plusieurs années son appartenance au Polisario en se répandant dans une certaine presse qu'il est pour l'indépendance de cette entité factice dont il se déclare représentant au Maroc. Trop, c'est trop. Il fallait remettre ce jeune excité à sa place qui a fait de l'anti-marocanisme et de la provocation sur le dossier du Sahara l'on ne sait quel fonds de commerce. Exaspérés par cette attitude clairement hostile, remarquant que leur enfant ne veut pas revenir au droit chemin, les Tamek n'avaient de choix autre que de l'ex-communier en vue de prendre leurs distances avec un fils qui a pris le parti du déshonneur et de la trahison. C'est le destin des gens de son acabit. Le concerné, ainsi renié par les siens dont il a sali le nom par ses agissements scandaleux, doit désormais tirer les conclusions de cette situation. Ce n'est pas seulement sa famille qui l'a rejeté. Le pays qui l'a vu naître ne le considère plus comme un de ses enfants.
Il ne reste plus à M. Tamek, s'il est conséquent avec lui-même, que de quitter le Maroc pour aller vivre dans les camps de Tindouf chez ses nouveaux frères, les polisariens. C'est le moins qu'il puisse faire. S'il traîne le pas, il faut entreprendre de l'expulser vers la patrie de la bande à Abdelaziz. Pas de place pour les traîtres dans le Royaume.
En fait, l'affaire du Sahara marocain ne doit souffrir aucun écart, ni faire l'objet d'aucun chantage. Laisser des traîtres agir à leur guise en défendant ouvertement des thèses séparatistes sans la moindre réaction des responsables est un phénomène dangereux.
Offrir la parole à des traîtres qui donnent libre cours à leur séparatisme au nom de la démocratie et de la liberté d'expression est un acte encore plus grave. Les Marocains se sont trop sacrifiés sur tous les plans pour cette cause et continuent à le faire pour se permettre là aussi d'appliquer le principe du laisser-aller laisser faire.
Le Sahara est un fondement essentiel de l'unité du pays. Laisser prospérer les germes du séparatisme en adptant une posture esthétique est incompréhensible. Il ne faut pas jouer avec le feu.
Il est étonnant qu'à un moment où la propagande du Polisario fait de moins en moins recette, on assiste à l'apparition d'agents du Polisario qui agissent en plus (quel pied de nez!) à visage découvert sans être inquiétés.
La réaction vigoureuse de la famille de Tamek est une bonne chose. Elle est à saluer. Mais cela n'exonère en rien les autorités marocaines d'assumer à leur tour leurs responsabilités.


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