DR ‹ › Malgré sa récente promotion au sein de la direction du Polisario, Bachir Mustapha Sayed continue de se poser en opposant. Alors que Mohamed Yeslem Beissat et Brahim Ghali ont salué les efforts des Etats-Unis pour relancer les pourparlers conformément à la résolution 2797, le nouveau président du «parlement sahraoui» adopte un tout autre ton. Dans une interview accordée à un quotidien algérien, Sayed a affirmé que «la dernière résolution du Conseil de sécurité ne répond pas aux aspirations du peuple sahraoui en matière d'indépendance et de libération». Il a néanmoins applaudi les «initiatives diplomatiques de l'Algérie visant à faire pression pour réviser ou même annuler le texte 2797, car il ne sert pas les intérêts des Sahraouis». Ces déclarations traduisent les ambitions personnelles de Bachir Mustapha Sayed. Il cherche à renforcer sa popularité auprès des habitants des camps de Tindouf, qui ne partagent pas la ligne de Brahim Ghali, en vue du prochain congrès prévu fin 2026 ou début 2027. Il envoie également des signaux au pouvoir algérien en louant ses efforts diplomatiques, tentant ainsi de regagner la confiance des autorités algériennes. En 2000, Sayed avait proposé aux Etats-Unis d'installer une base militaire au Sahara une fois sous contrôle du Polisario, une initiative qui lui avait coûté une longue mise à l'écart. Vendredi, le «ministre des Affaires étrangères» du Front, Mohamed Yeslem Beissat, a déclaré à un média officiel algérien que l'administration Trump est «la première à déployer un effort réel et louable pour rapprocher les points de vue et organiser des négociations directes entre les deux parties, conformément aux résolutions des Nations unies».