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Entretien avec Ahmed Rahhou, PDG de Lesieur : «La flambée des prix des huiles de table est devenue structurelle»
Publié dans Finances news le 28 - 02 - 2008

• La liberté du marché est la meilleure stabilisation .
• Les industriels travaillent avec le ministère de l’Agriculture pour encourager la filière en amont.
• La subvention ne peut donner les effets escomptés.
Finances News Hebdo : Cinq hausses du prix de l’huile de table en cinq mois, est-ce que vous n’avez pas anticipé l’évolution du marché mondial ?
Ahmed Rahhou. : Il y a eu effectivement plusieurs hausses des prix de l’huile de table durant les derniers mois, on était à des hausses de 30 à 40% mais là, on a dépassé le cap de 100% d’augmentation dans ces matières.
Au cours de l’année 2007, on a attendu pour voir comme les années précédentes si cette hausse était conjoncturelle. Mais il s’est avéré que la flambée s’est inscrite dans la durée. Comme je l’ai toujours expliqué, on n’est pas là pour répercuter les hausses ou les baisses dès qu’elles arrivent mais on mise sur la durée. Nous sommes obligés de suivre le marché et de faire des anticipations.
Il y a plusieurs facteurs qui ont impacté cette hausse qui a commencé, il y a des années, surtout avec la hausse de la demande mondiale.
La Chine et l’Inde sont devenus de grands acheteurs de matières premières. Ces deux pays dopent fortement la demande mondiale. C’est le premier élément qui explique la hausse. Cette pression de la demande a eu un impact sur les stocks.
Le second élément d’explication a trait à une forte concurrence des produits alimentaires comme la production des biocarburants à partir de certains produits comme le maïs, le soja, la canne à sucre, le tournesol…
La production de ces nouveaux produits est fortement encouragée par les incitations fiscales des pays développés. Les produits dits écologiques ont beaucoup de succès auprès des consommateurs de ces pays.
Le troisième élément qui explique la hausse est relatif à la spéculation financière sur ces produits. La forte demande incite à la spéculation à la hausse de ces produits.
F. N. H. : L’huile de table est un aliment de base pour les Marocains, est-ce que vous n’allez pas solliciter des subventions de l’Etat pour soutenir le consommateur ?
A. R. : Le secteur de l’huile a été libéralisé, la subvention n’est pas une bonne idée dans la durée. Déjà le système de compensation pose plusieurs questions quant à son efficacité.
L’aide directe est le meilleur mécanisme de soutien pour la population défavorisée ou à faible revenu. Avec la subvention on ne réglera pas le problème. Quand un produit est soutenu il y a forcément quelqu’un qui paye la facture. La subvention devrait coûter cher à l’Etat sans avoir en contrepartie les effets escomptés. Le système d’aide par la Caisse de compensation est dépassé pour les huiles de table.
F. N. H. : Quelles sont vos marges de manœuvre pour stabiliser les prix ?
A. R. : Cette question peut être posée pour n’importe quel produit. Le Marocain est habitué à arbitrer son pouvoir d’achat par rapport au coût des matières. Dans le panier de la ménagère marocaine 90% des produits ne sont pas subventionnés et n’obéissent qu’à la logique du marché. Il faut laisser faire cette liberté des marchés et la stabilité va venir par l’effet de l’offre et de la demande.
F. N. H. : La hausse des matières premières à l’échelle mondiale incite à renforcer la production nationale des oléagineux surtout que tous les producteurs nationaux d’huile de table se basent essentiellement sur l’importation. Est-ce que vous avez des propositions dans ce sens pour le département de l’Agriculture pour encourager les exploitants à s’intéresser davantage à ces cultures dont le niveau a sensiblement baissé ces dernières années ?
A. R. : Le Maroc est un pays agricole dont certaines potentialités restent sous ou mal exploitées. Le renchérissement des prix des produits agricoles dans le marché mondial incite à encourager la production locale. La stabilisation des prix passe aussi par la stabilité des prix à la production. Si nous avons une culture nationale importante, les industriels peuvent anticiper l’évolution des prix. Ils peuvent également, d’une année à l’autre, avoir une idée sur les coûts des matières premières. Dans les récoltes on fixe les prix et on peut stabiliser les produits finis. Nous travaillons avec le ministère de l’Agriculture pour encourager les cultures oléagineuses. Le département de tutelle est extrêmement sensible à la question pour fixer un prix incitatif du tournesol au Maroc et encourager sa culture. L’agriculteur, en faisant ses calculs de coûts, peut à l’avance connaître ses marges bénéficiaires.


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