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(CAN Maroc 2025) Maroc-Comores : Du déjà vu !
Publié dans L'opinion le 22 - 12 - 2025

Il y a les victoires qui rassurent et celles qui interrogent. Celle des Lions de l'Atlas face aux Comores appartient, sans doute, à la seconde catégorie. Le Maroc a gagné, l'essentiel est acquis, mais la prestation, notamment en première période, a laissé flotter un parfum de déjà-vu que l'on croyait dissiper depuis le Mondial qatari.
Dès l'entame, le scénario s'est imposé avec une étonnante familiarité : un adversaire regroupé très bas, discipliné, prêt à fermer les espaces et à vivre de transitions rares mais assumées. Face à ce bloc compact, les Lions de l'Atlas ont longtemps tourné autour du ballon sans réellement le faire circuler avec la vitesse et la précision nécessaires pour désorganiser la défense comorienne. Une domination stérile, ponctuée de centres téléphonés, de prises d'initiatives hésitantes et d'un manque criant de créativité entre les lignes.
La première mi-temps, surtout, a ravivé de vieux souvenirs. Ceux de matches laborieux face à des équipes modestes, où la possession se transforme en fardeau plutôt qu'en arme. Les Lions semblaient prisonniers d'un jeu trop prévisible, manquant de profondeur et de percussion, comme si la peur de mal faire prenait le pas sur l'audace. Le penalty manqué très tôt par Soufiane Rahimi n'a fait qu'accentuer cette fébrilité collective, installant un doute perceptible aussi bien sur la pelouse que dans les tribunes.
Il serait toutefois réducteur de céder à l'alarmisme. Ce match d'ouverture concentrait toutes les tensions possibles : pression du public, symbolique d'une CAN à domicile, obligation de résultat immédiat. Dans ce contexte, la nervosité observée chez plusieurs cadres, pourtant rompus aux grands rendez-vous, n'est pas totalement surprenante. Jouer chez soi est parfois un piège, surtout quand l'attente dépasse le simple cadre sportif pour devenir presque affective.
Les changements opérés traduisaient une lecture claire des manques de la première période : davantage d'intensité, plus de verticalité, moins de confort dans la possession. Et si le contenu n'a pas été totalement transformé, l'équipe a au moins retrouvé une forme de tranchant, jusqu'à ce geste venu d'ailleurs d'Ayoub El Kaâbi. Une bicyclette comme une libération, rappelant que ce groupe conserve cette capacité à faire basculer un match sur un éclair individuel.
Ce succès, loin d'être anodin, doit donc être lu avec nuance. Oui, les Lions ont souffert face à une équipe des Comores courageuse mais limitée. Oui, le Maroc continue d'éprouver des difficultés face aux blocs bas bien organisés. Mais non, ce premier match ne saurait être un verdict définitif. Il est plutôt un signal : celui des ajustements encore nécessaires, notamment dans la gestion des temps faibles et dans la capacité à accélérer le jeu face à des défenses regroupées.
Le véritable test viendra avec des adversaires plus ambitieux, à commencer par le Mali. Là, le Maroc sera attendu non seulement sur le résultat, mais sur la maîtrise. Cette CAN est un marathon, pas un sprint. Et parfois, savoir gagner sans briller lors de la première étape est moins un aveu de faiblesse qu'un rappel à l'humilité.
Rendez-vous au prochain acte. Les Lions y seront jugés, cette fois, sur leur capacité à transformer la possession en domination réelle et l'attente populaire en énergie maîtrisée.


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