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Médicaments : L’industrie pharmaceutique pointe du doigt le dispositif fiscal
Publié dans Finances news le 10 - 06 - 2010

* La cherté du médicament au Maroc ne s’explique pas uniquement par les marges trop importantes des industriels, mais également par l’impact fiscal et l’absence de mesures incitatives à la production et à la consommation.
* Les prix des génériques restent malgré tout hors de portée, surtout pour une population à revenu limité qui ne bénéficie pas de couverture sanitaire.
* Les professionnels proposent la création d’un organisme indépendant, regroupant tous les intervenants dans le secteur du médicament, avec pour mission de fixer les prix.
Le médicament reste largement inaccessible au Maroc. Et pour cause, une bonne partie des citoyens n’a pas de couverture sociale et le prix des produits pharmaceutiques demeure coûteux, surtout pour les personnes à revenu limité.
Comparativement à d’autres pays similaires comme la Tunisie, les soins de santé dans notre pays ne sont pas compétitifs, surtout dans le secteur privé. Certes, l’Etat a mis en place un système permettant aux plus démunis de bénéficier d’un programme de soins quasi gratuit concernant plusieurs pathologies. Mais les limites de ce système ne sont plus à démontrer d’autant que les maladies chroniques nécessitent des dépenses constantes et des médicaments qui ne sont pas disponibles dans le marché local.
Au niveau du privé, le recours aux génériques reste limité. Ce sont les médicaments de marque innovateurs qui font loi.
Les prix des médicaments génériques ne sont pas abordables par rapport aux médicaments de marque innovateurs. Les prix de ces médicaments varient aussi d’un produit à l’autre et le moins cher d’entre eux n’est pas toujours celui qui est le plus recherché.
Ce constat est un véritable casse-tête pour les mutuelles et autres compagnies d’assurance qui jugent le coût de la couverture des traitements de maladies élevé.
Pour rappel, malgré la stricte réglementation de ce produit par les pouvoirs publics, le dernier rapport d’une commission parlementaire a mis en exergue la cherté du médicament. La commission a pointé du doigt les laboratoires pharmaceutiques nationaux les accusant de pratiquer des marges parfois excessives. Car, près de 70% des médicaments vendus au Maroc sont produits localement.
Les professionnels, pour leur part, n’ont pas tardé à répliquer arguant que leur activité nécessite des investissements considérables, notamment en matière de recherche et de développement et aussi pour maintenir le niveau de qualité. Ils avancent également le poids des impôts et taxes et les droits de douane qui concernent non seulement les intrants pour la fabrication des médicaments, mais également le matériel et les équipements nécessaires à cette activité. Ils soutiennent que la part de l’industrie pharmaceutique dans la fixation du prix des médicaments ne dépasse pas 58%. Le reste, il faut le chercher du côté du ministère de la Santé, sa Centrale d’achat à l’international, la gestion des stocks et la logistique.
Les gérants des officines, pour leur part, sont montés au créneau, estimant qu’eux aussi sont lésés par le système, avançant comme prétexte que plusieurs pharmacies se retrouvent dans une situation financière précaire
«Le Maroc a intérêt à revoir le cadre fiscal régissant l’industrie pharmaceutique nationale. Des exonérations, ou du moins des dérogations, peuvent donner un véritable coup de fouet à l’activité permettant, d’une part de fabriquer des médicaments dans de bonnes conditions et à des prix compétitifs et, d’autre part, d’assurer à notre industrie les galons de son expansion à l’international vu l’étroitesse du marché local», souligne un opérateur de la place. Pour justifier les marges bénéficiaires élevées, notre interlocuteur a expliqué que «notre industrie est très capitalistique. Vous avez constaté que, déjà, dans le monde la tendance est à la fusion et aux regroupements entre les laboratoires. Malgré les bénéfices colossaux que génèrent ces entreprises, certaines n’arrivent pas à soutenir la compétition dans de bonnes conditions».
Il faut dire que cette branche d’activité a fait une véritable percée sur le plan industriel. Certaines entreprises ont même créé des filiales à l’étranger et parviennent à exporter une bonne partie de leur production.
La politique du médicament au Maroc est à revoir de fond en comble. Le système qui a été mis en place durant les années 60 est dépassé et ne répond plus aux contraintes et normes actuelles.
Les médicaments du secteur public sont délivrés gratuitement, toutefois, leur disponibilité est loin d’être optimale et beaucoup de personnes sont obligées d’avoir recours au secteur privé ou de renoncer au traitement.
Parmi les pistes de réflexion proposées par le dernier rapport de la Commission parlementaire sur le médicament, l’une d’entre elles propose de retirer la fixation des prix au ministère de la Santé et de la confier à un organisme indépendant regroupant aussi bien les pouvoirs publics, l’Ordre des médecins, les organismes de prévoyance sociale, les compagnies d’assurance, les industriels pharmaceutiques que les représentants des officines.
Les spécialistes ont prévu qu’en l’absence d’un nouveau système plus adéquat prenant en considération les intérêts de tout un chacun, tous les autres régimes de couverture médicale mis dernièrement en place, comme l’AMO ou le Ramed, seront condamnés à l’échec.
Les professionnels de l’industrie pharmaceutique ont toujours jugé que l’élargissement de la couverture sanitaire permettra à terme de faire des économies d’échelle dans la fabrication des médicaments et, bien entendu, de réduire les prix. Mais les tarifs peuvent être sensiblement revus à la baisse s’il y a des mesures d’accompagnement et s’il y a une visibilité pour le long terme. Il est toujours question de voir le cadre incitatif tant à la production qu’à la consommation.


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